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L’UNPEF maintient la pression

Education

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L’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (UNPEF) a maintenu son mot d’ordre d’une journée de grève nationale, hier, ponctuée par un rassemblement de protestation à Alger.

Ils étaient des dizaines de fonctionnaires du secteur de l’éducation à se rassembler devant le siège de l’annexe du ministère de l’Éducation à Alger pour exprimer leur ras-le-bol quant à la non prise en charge de leurs revendications. «À travers cette action de protestation, on veut rendre la considération à l’école algérienne, ainsi qu’au statut particulier qui doit répondre aux aspirations des travailleurs», a affirmé, hier, le président de l’Unpef, Sadek Dziri. Avant d’ajouter : «On veut un État de droit où tous les fonctionnaires auront leurs droits». Il a tenu à mettre en exergue les «mauvaises» conditions socioprofessionnelles des travailleurs du secteur, notamment les laborantins, les superviseurs, les intendants et le corps communs. Plusieurs pancartes ont été brandies par les protestataires, sur lesquelles ont pouvait lire, entre autres, «la séparation du secteur de l’éducation de la fonction publique», «la révision du statut particulier est une nécessité» et «on ne renonce pas à la retraite proportionnelle». À retenir qu’une rencontre a eu lieu, le 24 du mois en cours, entre cette organisation syndicale et le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Ouadjaout.

«Lors de cette rencontre, les membres du bureau national de notre syndicat a soulevé à la tutelle toutes les préoccupations mais nous n’avons pas eu de réponse», a indiqué l’Unpef. Ce dernier a mis en avant plusieurs revendications, notamment, la mise en place d’un statut particulier pour le secteur de l’éducation, le droit à une retraite proportionnelle et sans condition d’âge, la révision de la date d’entrée et de sortie des vacances d’été dans le Sud et à la réforme du système éducatif en faisant participer les experts du secteur. Cette entité syndicale exige, également, la révision des salaires et des primes des enseignants et de tous les travailleurs du secteur de l’éducation, l’amélioration des conditions sociales des corps communs, la relance du dossier de la médecine du travail dans les établissements scolaires et la révision des lois relatives à la protection sociale. Elle appelle aussi à la satisfaction des revendications des enseignants du primaire et à la révision de la loi 14/90 concernant l’exercice du droit syndical.
Samira Saïdj