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Tizi-Ouzou

«Pas de dialogue avec les représentants du système»

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Premier vendredi après le mois sacré, la mobilisation était encore au rendez-vous à Tizi-Ouzou pour dire encore non au maintien des symboles du système. Ils étaient en effet nombreux à manifester, hier encore, dans la ville de Tizi-Ouzou, pour le 16e vendredi de suite, demandant «le départ de tous les résidus du système». La rue a de nouveau grondé, comme chaque fin de semaine pour réaffirmer sa volonté à maintenir la pression jusqu’au départ de tout le système.

Cette fois-ci, le dernier discours du chef de l’Etat par intérim, appelant à un dialogue inclusif pour sortir de la crise fut au menu des réactions populaires. Si le principe en soi ne semble pas être complètement rejeté, mais, les citoyens, à travers leurs slogans, ont exprimé leur «niet à tout dialogue avec les symboles du pouvoir». «Impossibilité de dialogue avec Bensalah et Bedoui», «Non au dialogue avec les résidus du gang» ou encore «Non à un dialogue avec les symboles du système», pouvait-on lire sur les différentes affiches brandies.

Les marcheurs ont réitéré leur position de principe contre le système avec les classiques «Système dégage», «contre Bedoui et son gouvernement et contre le président de l’APN, Bouchareb». La marche, qui s’est ébranlée, comme chaque vendredi, du portail de l’université Mouloud Mammeri, s’est caractérisée, encore une fois, par une bonne organisation en plusieurs carrés. D’une seule voix, les manifestants ont scandé «Y’en a marre de ce pouvoir», «Allah Allah Ya baba djina naho el issaba» et «Djoumhouria machi caserna».

Le principe de la primauté du politique sur le militaire a également été défendu, refusant le scénario soudanais ou syrien en Algérie : «L’Algérie ne sera pas le Soudan ni la Syrie, on est soudés et sereins», n’ont cessé de répéter les marcheurs. Ils ont également réitéré leur refus de toute «ingérence étrangère», appelant à faire cesser le «tutorat des puissances étrangères» sur les richesses du pays : «Non aux Emirats, Non à l’Arabie et Non à la France», lisait-on sur des banderoles.

Pour les milliers de manifestants qui ont battu le pavé hier à Tizi Ouzou, «il n’est pas question d’aller à une élection présidentielle dans les conditions actuelles», dénonçant le prolongement du mandat de Bensalah : «102 s’achève le 9 juillet», «Non au prolongement», ont-ils scandé. On s’est également adressé à l’armée en rappelant le lien fraternel entre l’armée et le peuple. Les marcheurs ont réitéré leur attachement à «la république démocratique», à «une transition guidée par le peuple» et à «une république civile».

K. H.