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Toudja

Trois villages ferment la mairie

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Des habitants des villages de Tadhrart, d’Igji n’S’aid et d’At-Zeloum de la commune de Toudja, située à quelque 25 km au sud ouest de Bejaia, ont procédé dans la matinée d’hier à la fermeture du siège de leur APC. La cause de cette action extrême est, selon les protestataires, la suppression sans raisons par le président de l’APC, de trois projets de développement inscrits au profit des trois villages. Ces projets, toujours selon les villageois, sont la réfection des routes vers les villages, les amenées d’AEP pour les habitants et le bétonnage de quelques ruelles au village d’Ighil ‘n’S’aïd.

Le président de l’association de ce dernier village, B. Kamal donne les raisons qui ont motivé l’action des villageois, c’est à dire la mise sous scellés du siège de l’APC. Cette fermeture de la mairie, c’est le seul moyen qui reste au villageois pour exprimer leur indignation suite à l’annulation sans raison par le maire de trois projets inscrits par la commission d’urbanisme au profit des villages. Le premier de ces projets est le bitumage de la route qui relie le village d’Ighil n’S’eïd à RN 24.

La première tranche a été réalisée et achevée, mais la deuxième, selon le président de l’association a été annulée sans que les raisons ne soient avancées par le P/APC de Toudja. Le deuxième projet de développement qui a subi le même sort est la réalisation de l’AEP pour le village Tadhrart. C’est un village qui souffre cruellement du manque d’eau potable et pour une fois qu’on leur promet de satisfaire leur revendication, le maire supprime le projet.

Le troisième projet annulé, d’après le responsable de l’association est le bétonnage de quelques ruelles dans le village d’Ighil n’S’eïd qui a été également annulé, «on ne sait pourquoi», dit-il. Les villageois protestataires demandent que tous ces projets développement inscrits officiellement par la commission d’urbanisme soient repris et réalisés entièrement. À noter que de l’avis général, la majorité des problèmes entre les élus et leurs administrés naissent souvent de l’absence de communication entre les uns et les autres.

L’annulation de ces projets ou leur report à une date ultérieure a sûrement ses raisons. Si le P/APC avait su communiquer à temps ces raisons aux villageois concernés, on n’en serait indubitablement pas arrivé à cette situation extrême.

B Mouhoub