«Nous poursuivrons notre mission jusqu’à la tenue des AGO et AGE»

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Noureddine Boulefaat, président de la LRFA et du directoire de la LFW de Bouira, depuis la destitution de l’ex-président, Noureddine Bakiri, parle de la situation qui prévaut à la Ligue de Bouira.

La Dépêche de Kabylie : La saison sportive 2018-2019 est terminée, ainsi que la mission du directoire que vous présidez, mais le constat est que c’est toujours le statu quo…

Noureddine Boulefaat : Ce que vous qualifiez de statu quo est lié à un paramètre qui nous dépasse. D’abord, les responsables de la fédération dont on dépend étaient pris par la préparation et la participation de la sélection nationale à la CAN d’Égypte, après ce fut l’euphorie et nous fûmes tous emportés par la joie du sacre. Par la suite, j’ai pris attache avec les responsables de la FAF qui ont demandé au directoire que je préside de préparer l’AG Ordinaire. Nous avons rencontré M. le wali qui a fait une visite surprise à l’OPOW Rabah Bitat et l’avons remercié d’avoir tout fait pour nous permettre d’effectuer notre mission dans de bonnes conditions.

Mais l’argent destiné aux clubs affiliés à la ligue n’a toujours pas été débloqué…

Je vous avouerai que je ne sais pas où se situe le hic dans cette affaire, puisque le bureau de la ligue de Bouira a été dissous et mis sous la tutelle du directoire. Nous avons tous les documents officiels et nécessaires, dont des copies ont été déposées chez qui de droit (Wilaya et DJS). Malheureusement, nous avons buté contre un blocage des services ou personnes qui s’occupent de l’attribution de l’argent destiné à la ligue pour le paiement des frais d’engagement des clubs. On nous a exigé la signature de la personne (ex-président de la ligue), dont la signature figure sur l’agrément de la ligue. Une excuse pas très convaincante, du moment où la ligue a été mise sous la tutelle de la FAF. De ce fait, et pour faire avancer les choses, nous avons établi un constat à la FAF, qui nous a accordé l’argent pour gérer la ligue et le championnat de wilaya de Bouira.

Votre mission est-elle terminée ?

À vrai dire, il nous a été demandé de poursuivre notre mission jusqu’à la tenue de l’AGO et l’AG élective d’un nouveau bureau.

Avez-vous arrêté une date pour la tenue de l’AGO ?

Ce sera dans les prochains jours, en présence des 28 présidents de CSA affiliés à la ligue, de 5 représentants des arbitres et de l’ex-président de la ligue qui sera le seul de l’ex-bureau, convié pour défendre son bilan. C’est le directoire qui procédera à la lecture de la gestion financière de l’ex-bureau. Il faut noter qu’on n’a rien touché du bilan 2018. Je précise encore une fois que le président du directoire ne fera que la lecture du bilan et c’est aux membres de l’AG d’en débattre. Concernant la gestion financière à partir de 2019, il y a beaucoup de paramètres qu’on devra poser aux responsables de la fédération. Nous allons bien sûr soumettre des propositions qu’on juge idoines, et c’est à eux de nous éclairer sur ce qu’on doit faire ou pas.

On parle du retour de l’ex-président Bakiri, avec le soutien de présidents de CSA sous forme de réhabilitation. Qu’en dites-vous ?

Je ne peux répondre à votre question. Une chose est sûre, la loi et le règlement du football Algérien sont clairs, les canaux existes. Selon l’article N°01 des règlements généraux, tout le football amateur et professionnel, quel leque soit la ligue, est géré par la délégation de la FAF. Et dans le cas où une ligue est dissoute pour telle ou telle raison, c’est la fédération qui reprend tout, y compris le patrimoine. À mon humble connaissance, il ne reste plus de bureau de ligue de Bouira. Nous concernant, on va travailler dans le respect du règlement en vigueur, pour arriver à organiser des élections propres pour un nouveau bureau. À partir de là, ce sera mission accomplie et on partira la conscience tranquille.

Comment parler d’AG élective, du moment où le cycle olympique tire à sa fin ?

Il se peut qu’on termine les trois mois qui restent pour la fin du cycle olympique, jusqu’à la tenue d’une AG Élective éventuellement en janvier 2020.

Entretien réalisé par M’hena A.

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