Par S. Ait Hamouda
L’Algérie et la France sont en train d’affuter leur stratégie pour améliorer leurs rapports commerciaux. Il va de soi que les relations entre les deux pays sont entre le zist et zeste, des fois bonnes et parfois mauvaises.
C’est au cours d’un conseil stratégique, recommandé par la dernière assemblée générale ordinaire, qui s’est tenue le 21 décembre dernier, que les membres présents, avant-hier vendredi à l’ambassade d’Algérie en France, ont examiné et débattu les modalités, en matière d’objectifs et d’organisation, pour que la chambre soit « plus active » dans le contexte de la nouvelle orientation économique du pays.
Cette orientation, méconnue jusque-là, déboussole tout le monde, mais cela nous amène à jubiler des relations entre les deux pays, qui vont certainement connaitre une embellie, jamais vécue depuis l’indépendance de l’Algérie. Notamment avec les orientations commerciales, susceptibles d’affermir, autant que faire se peut, les connexions entre les deux territoires, qui ont connu des avancées et des reculs notables, parfois elles brillent et d’autrefois elles sombrent dans les abysses insondables de la mésentente.
C’est normal que l’on n’arrive pas à gérer sans passion, les relations algéro-françaises après tant et tant de décennies de colonisation. Dans les décades suivant la libération du pays, les histoires entre l’Algérie et la France ont connu des vertes et des pas mures. Aujourd’hui, elles balbutient et n’arrivent toujours pas à retrouver leurs rythmes, au diapason de ce qu’elles devraient être.
Il y a des tâches de part et d’autre qui, sans restrictions d’aucune sorte, se condamnent au respect mutuel. Ce qui est la moindre des nécessités, vu que ces rapports ne s’encombrent outre mesure pas des politesses diplomatiques. Il est notable que la situation s’apprête à tous les marchandages et à toutes les tergiversations du côté français, pour que l’opportunité d’une relation d’égal à égal soit enfin possible.
De plus, c’est connu, l’amitié ne peut se négocier sur le plan commercial, mano à mano, avec pudeur, humilité et stricte politique, là où la politique freine et ne peut se négocier sans partie convenablement jouée. L’essentiel ne peut advenir que lorsque les rapports sont nets et sans bavures.
S. A. H.
