PÉNÉTRANTE DE BEJAÏA – La livraison du tunnel de Sidi Aïch reportée – Pas avant le 1er trimestre 2020

La mise en service du tunnel de Sidi Aïch, en cours de réalisation dans le cadre du projet de la pénétrante autoroutière Bejaia – Ahnif, ne pourrait intervenir avant le 1er trimestre 2020, a indiqué, hier, le Directeur des travaux publics de Bejaia. Cet ouvrage d’art, long de 1 691 mètres linéaires, permettra l’évitement de la ville de Sidi Aïch.

Les travaux de creusement de ce tunnel continuent d’avancer difficilement à cause des contraintes liées à la nature des sols, a expliqué le même responsable.

En effet, 80 % des sols du tunnel est classé dans la catégorie V (5) dans la coupe géologique, soit la plus mauvaise des classes de 1 à 5. Cela a contraint l’entreprise chinoise CRCC à procéder par la méthode de creusement manuel pour éviter tout effondrement et afin de garantir également la stabilité du terrain.

«Nous sommes en mesure de creuser 1 mètre et demi par jour. Si c’était sur un sol de bonne qualité, nous pourrions aller jusqu’à trois mètres par jour. Avec ce rythme, nous aurons besoin de six à dix mois de plus pour terminer la totalité des travaux de creusement de ce tunnel», a affirmé le DTP de Bejaia. Il reste encore à l’entreprise chinoise à creuser respectivement 370 et 410 m/l sur les deux voies de ce tunnel.

Le tronçon Amizour – Village socialiste livré d’ici décembre 2019

À noter que cette troisième section de la pénétrante autoroutière, devant relier le port de Bejaia à l’autoroute Est-Ouest, est la plus difficile à réaliser sur un tracé global de 100 kilomètres. Par ailleurs, il est prévu la mise en service d’ici la fin de l’année en cours d’un tronçon de 10 kilomètres, reliant la commune d’Amizour au village socialiste agricole (Ilmathen), et faisant partie de la troisième section (Akhnak-Amizour).

Dans un autre chapitre, le DTP de Bejaia a tenu à rassurer sur la disponibilité des fonds pour indemniser les propriétaires terriens. Au mois d’avril dernier, un responsable de l’agence nationale des autoroutes (ANA) avait déclaré sur les ondes de la radio locale que l’argent est aussi disponible pour régulariser à temps le groupement sino-algérien (CRCC-SAPTA), en charge de réaliser ce projet.

B. S.