APC de Béjaïa – 1,5 milliard consacré à l’étude – Projets d’aménagement de onze carrefours

L’APC de Béjaïa vient de consacrer une enveloppe financière de l’ordre de 1,5 milliard pour la réalisation d’une étude portant sur des projets d’aménagement de onze carrefours au chef-lieu de wilaya. C’est ce qu’a indiqué une source municipale autorisée. Il s’agit de la deuxième tranche d’un projet initié en 2014 et prévoyant l’aménagement et la dotation en feux tricolores de 24 carrefours, au total, lesquels constituent des points noirs au centre-ville et sont connus pour leurs énormes embouteillages.

«Cette étude concerne l’aménagement de onze carrefours au centre-ville de Béjaïa et leur dotation de feux tricolores», a affirmé un élu municipal. Estimant que ce système est le seul moyen à même d’améliorer les conditions d’écoulement du trafic urbain sur les lieux, où la circulation automobile est devenue des plus pénibles, les pouvoirs publics avaient alors mis le paquet en allouant 114 milliards de dinars dans le cadre de la première tranche de ce projet, et ce dans le but d’installer des feux tricolores, au niveau de 12 carrefours, dont ceux de l’Edimco, Quartier Seghir, Cité Tobbal, Bir Slam, etc., où les embouteillages sont légion.

La concrétisation de ce projet, soutient-on, diminuera à coup sûr les accidents urbains et veillera à la sécurité des piétons. Un projet censé mettre fin au stress, aux insultes et aux fréquentes bagarres, qui éclatent entre les conducteurs impatients. Pour rappel, la Direction des travaux publics de Béjaïa avait réalisé, ces dernières années, deux trémies, au niveau des carrefours d’Aâmriw et Iheddaden pour plus de fluidité de la circulation. Toutefois, le problème des embouteillages dans la ville de Béjaïa n’a pas été totalement réglé, entre autres, durant la période estivale. L’autre couac auquel sont confrontés les automobilistes reste incontestablement le manque flagrant de parkings. En effet, trouver un endroit où stationner relève du parcours de combattant.

Et pour cause, le parc automobile de la ville ne cesse d’augmenter au fil des ans sans que les autorités et les services concernés aient pensé à l’aménagement et la réalisation de lieux de stationnement publics. Il est vrai que l’Entreprise portuaire de Béjaïa (EPB), dans le souci d’améliorer la vie des habitants de la ville et assurer un bon accueil aux visiteurs et touristes qui y viennent chaque été, a ouvert, en juillet 2018, un parking payant de 180 places, aménagé sur sept niveaux, mais il reste insuffisant.

Salma Bedja