Depuis une dizaine de jours, les ruelles et artères principales des villages de Béni Aïssi sont envahies par des chiens errants, vecteurs potentiels de maladies infectieuses, comme la rage. Une véritable menace sur la santé publique, d’autant plus que plusieurs cas de morsures par ces canidés sauvages ont été signalés ces derniers temps à travers les villages.
Le risque de se faire attaquer par ces bêtes est plus persistant la nuit, période lors de laquelle ces animaux, qui se déplacent en meutes, investissent les rues à la recherche de nourriture, qu’ils trouvent généralement dans les poubelles et les dépotoirs sauvages. D’ailleurs, il n’est pas rare de remarquer des sacs-poubelle éventrés et des déchets éparpillés un peu partout au niveau des dépotoirs d’ordures.
Le phénomène prend des proportions alarmantes de jour en jour et nécessite, selon les habitants, une campagne d’abattage pour prévenir le risque de maladies. Les villageois, inquiets pour leurs enfants, proie facile de ces canidés, sont contraints de les accompagner chaque jour à l’école et à la maison. Eux non plus de sont pas épargnés par le risque de faire mordre, surtout dans les zones peu ou non éclairées.
Lyes Mechouek

