Le revêtement de la piste d’Ath Amer Oussaïd, un ensemble de quatre villages situés à quatre kilomètres à l’Ouest du chef-lieu communal d’Aïn El-Hammam, tarde à se concrétiser, au grand dam des automobilistes qui fréquentent quotidiennement cette voie.
Confié par la wilaya à une entreprise spécialisée en juillet 2017, le bitumage de cet axe très fréquenté devait être réalisé dans un délai de six mois. Près de deux ans plus tard, les villageois ne voient rien venir. Les bourgades Tasga Melloul, Ighil Boughni, Aourir et Tillilit sont reliées à la RN71 par cette piste, impraticable sur toute sa longueur depuis plusieurs années.
Des crevasses, des fossés en travers de la route, «vestiges» du raccordement des demeures riveraines au gaz naturel, et autres désagréments rebutent les automobilistes qui ne l’empruntent que contraints et forcés. «On ne peut rejoindre nos villages et par ailleurs nos maisons que par cette route», confie, en colère, un habitant d’Aourir qui ne cesse d’entendre geindre la suspension de sa voiture. D’autres automobilistes qui fréquentent cette voie plusieurs fois par jour se disent pénalisés plus que de raison.
Propriétaire d’un vieux fourgon de transport, un jeune raconte ses difficultés à faire face aux multiples pannes engendrées par l’état de cette route. L’usure des pneus, des rotules et de la suspension ainsi que de menues réparations grèvent considérablement ses recettes. «Les prix de la pièce détachée et les dépenses chez le mécanicien dépassent tout entendement.
Nous payons nos impôts et la vignette. Nous sommes donc en droit d’exiger une route convenable. On nous a promis le revêtement en BB (béton bitumineux) pour le mois de janvier 2018, au plus tard. Cela fait quatorze mois de retard. Maintenant, on est arrivés à nous demander si l’entreprise bénéficiaire du marché accomplira sa tâche un jour».
Par ailleurs, l’on apprendra que le revêtement d’une partie de la grande rue de la ville, allant de la place centrale jusqu’à la mairie, a été confié à une entreprise qui devait le réaliser depuis plusieurs mois. Pour le moment, rien n’indique que ce tronçon endommagé sera réparé bientôt. Les usagers continuent de slalomer entre les crevasses engendrées par les intempéries.
L’APC avait pallié cette carence en effectuant des rebouchages au moyen du tuf au niveau des endroits les plus endommagés. Cependant, il a suffi de quelques jours de pluie pour que les trous réapparaissent comme sur la route dite d’Alger ou aux abords du monument.
A. O. T.

