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Beaucoup de joies et des déceptions

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La Dépêche de Kabylie : Saïd pour commencer, voulez-vous vous présenter à nos lecteurs ?ll Saïd Hamrani : Je suis né le 26/02/1962 à Boghni. J’ai suivi des études secondaires tout en pratiquant le foot, ma passion favorite.J’ai fait mes débuts au DC Boghni dans la catégorie cadet. En ce moment-là, la JSK organisait des sélections au niveau régional. C’est à la suite de l’une de ces sélections que j’ai pu décrocher ma place au sein de ce prestigieux club de Kabylie où je suis resté 3 années dans la catégorie juniors.

Et après ?ll Comme je n’arrivais pas à rejoindre l’équipe senior, et ce malgré un mérite indiscutable, j’ai fini par rejoindre l’équipe d’Azazga dans laquelle évoluaient déjà Nacer Belhadj-Ali et Tamimount Mustapha, tous deux natifs de Boghni.Après deux ans au sein de ce club, le défunt Tahanouti qui était président de la JSM Bordj Ménaïel à l’époque était venu superviser le joueur Belhadj-Ali Nacer. Au vu de mes capacités et sur conseil de mon ami feu Boumghar Hamid, Tahanouti a opté pour moi. J’ai répondu favorablement à sa demande. Je suis resté 4 ans dans ce club (84-88). J’avoue que ce sont les meilleurs moments de ma carrière footballistique.

Comment s’est fait votre retour à la JSK ?ll En 1988, la JSK qui se préparait à la coupe d’Afrique nous a sollicités moi et Hakim Medane. La première année malgré ma blessure, j’ai joué tous les matchs en tant que titulaire. C’était la preuve que je méritais amplement ma place.Mais la deuxième année, je me suis retrouvé comme remplaçant et quelquefois carrément dans les tribunes, alors que j’étais déjà international dans la sélection B. J’ai senti cette mise à l’écart comme une injustice tout simplement, parce que j’ai des principes auxquels je tenais.

Quel est votre meilleur souvenir au sein de la JSK ?ll Je garde un très bon souvenir du public, un public merveilleux.

Après avoir décroché les crampons, vous avez opté pour le métier d’entraîneur. Pouvez-vous nous entretenir sur ce nouveau job ?ll En effet de 92 à 2002, j’ai présidé aux destinées du DC Boghni. Je me suis investi dans ce club avec âme et conscience. J’ai essayé de donner le meilleur de moi-même pour redorer le prestige du club. On jouait souvent les premiers rôles. Hélas, l’arrivée de certains dirigeants tout à fait étrangers au foot, vous voyez le résultat. Maintenant le DC Boghni joue au bas du tableau, juste pour éviter la relégation.

Entre joueur et entraîneur, quel est le pire métier ?ll Je préfère largement celui de joueur.

Vos meilleurs joueurs ?ll Mustapha Dahleb et Pelé.

Le meilleur entraîneur ?ll Là, pas facile il sont nombreux, Benzekri, Rogov, Laroui… pour ne citer que ces trois, la liste est longue.

Que devient Hamrani ?ll Toujours avec mes principes. Je prends soin de ma petite famille.

Vous lisez notre journal ?ll Mais bien sûr. Je remercie La Dépêche de Kabylie qui m’a offert cette occasion de renouer avec mes souvenirs. A travers votre journal, permettez-moi de saluer tous les enfants de l’Algérie, de m’incliner devant toutes les victimes de la démocratie.Entretien réalisé par Ali Khalfa