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EQUIPE NATIONALE - Lors d’une conférence de presse hier à Alger

Belmadi crache ses vérités

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Le sélectionneur national, Djamel Belmadi, a animé hier une conférence de presse au CTN de Sidi Moussa à Alger. Une conférence qui intervient à la veille des deux matchs amicaux face à la RD Congo demain vendredi à 20h00 au stade Mustapha Tchaker de Blida et contre la Colombie le 15 octobre à Lille en France (20h00). Plusieurs sujets et questionnements ont été au menu de cette conférence où, comme à ses habitudes, Belmadi a répondu sans esquives à toutes les questions. Interrogé sur l’état de la pelouse du stade Mustapha Tchaker, Belmadi n’a pas mâché ses mots en critiquant l’état de ce stade qui accueille les rencontres des Verts ces dernières années. «Il y a un très gros souci de stades. À chaque fois que je me déplace à Tchaker, on me dit la même chose.

C’est toujours le même problème. Ce n’est pas la faute des employés, c’est celle des dirigeants. Les jardiniers m’ont dit qu’il fallait le fermer au moins trois mois pour bien travailler. C’est du bricolage au sens propre du terme», a-t-il déclaré. «C’est malheureux, j’ai vu le triste spectacle. J’en avais honte. L’hymne national qui ne retentit pas, le courant qui est coupé, la pelouse en piteux état, tout ça après notre consécration en Coupe d’Afrique des Nations. Franchement, il y a un gros point d’interrogation quant à savoir où on va domicilier nos matchs», s’offusque Belmadi.

«Le stade Tchaker ? Du bricolage»

Face aux journalistes, Djamel Belmadi a affirmé ne pas regretter d’avoir qualifié de «criminels de l’audiovisuel» certains analystes et consultants sportifs des plateaux télés algériens. «Les termes employés étaient peut-être extrêmes, mais les agissements des personnes qui étaient visées sont encore plus extrêmes. Donc, à la limite, c’est de bonne guerre. J’ai dit ce que j’avais à dire. On n’est pas là pour que je dise que je regrette ou que je ne regrette pas. Sans faire l’orgueilleux ou quoi que ce soit. Ces personnes-là causent un mal clair, qu’on subit peut-être plus que vous, nous qui sommes à l’intérieur de l’équipe nationale. Il fallait remettre les pendules à l’heure. Après, ils ne m’intéressent pas plus que cela. J’ai dit ce qu’il fallait dire, je passe et je me concentre sur le travail», a déclaré le sélectionneur national.

«J’ai tendu la main à Ghoulam, mais…»

Djamel Belmadi a parlé de la non-sélection de Faouzi Ghoulam et a évoqué à demi-mots et sans prendre de gants les raisons de sa non-convocation avec les Verts. Le sélectionneur algérien est revenu sur le terme de «perturbateurs» lorsqu’il avait évoqué les joueurs écartés avant la CAN. «Autant je ne regrette pas le terme de criminels de l’audiovisuel, autant je regrette le terme de perturbateurs quand j’ai parlé des joueurs que j’ai écartés avant la CAN», confie-t-il. «C’est juste que certains joueurs avaient pris de mauvaises habitudes, ils voyaient les sélectionneurs passer et avaient toujours les mêmes comportements. La plupart on changé de comportement et d’autres ne le voulaient pas ou ne le pouvaient pas», ajoute Belmadi non sans évoquer le cas Faouzi Ghoulam, absent de la liste des Verts depuis plusieurs mois, à l’instar de Taider et Bentaleb qui ne sont plus sélectionnés par Belmadi. «J’ai des contacts avec Faouzi, je le suis, je communique. Lorsqu’il avait le genou en vrac j’ai été le voir, c’est rare qu’on voit ce genre de comportements de la part d’un sélectionneur. On a tendu la main, mais le retour n’était pas bon… Je n’ai aucun problème personnel avec Ghoulam pour ne pas le convoquer, si je fais ce choix c’est pour l’équipe nationale. Je ne veux pas leur faire du tort mais est-ce que ces joueurs veulent revenir ?», ajoute Belmadi.

«Slimani marche sur l’eau»

Djamel Belmadi est revenu également sur les performances ‘’XXL’’ d’Islam Slimani avec Monaco. Auteur de quatre buts et de six passes décisives en championnat, l’avant-centre international algérien ne surprend pas son coach chez les Verts. «Slimani marche sur l’eau, il fait des choses exceptionnelles dans une équipe moribonde. C’est un pari d’un entraîneur qui le connaissait (ndlr : Leonardo Jardim l’avait eu sous ses ordres au Portugal). Il est le numéro 1 au milieu de vedettes. Je ne suis pas étonné. Avec sa mentalité, il ira vers le record de Tasfaout (34 buts avec l’Algérie)», affirme Belmadi qui a été questionné également sur les joueurs binationaux qui pourraient rejoindre éventuellement les Algériens prochainement. «On nous parle d’Aouar, Aït Nouri, Larouci, Adli… Houssem Aouar est en équipe de France, il est difficilement sélectionnable pour l’Algérie. Je ne dis pas que c’est impossible, mais Aouar, Adli et Aït-Nouri sont en équipe de France. Ils savent très bien qu’on est intéressés par eux. C’est à eux maintenant de donner un signe s’ils sont intéresses par l’équipe nationale ou pas».

«Aouar est difficilement sélectionnable»

Concernant Larouci, il a précisé : «Larouci joue en équipe réserve de Liverpool ! Avec tout le respect que j’ai pour lui et en espérant qu’un jour il devienne un grand joueur, un peu de respect pour notre sélection !». À signaler que la sélection algérienne se rendra en France le 13 octobre courant, en prévision du match amical qui l’opposera à la Colombie, le 15 au Stade Pierre Mauroy de Lille (Nord), avait annoncé lundi la Fédération algérienne de football (FAF), sans préciser l’heure exacte de l’embarquement. Avant cela, la sélection algérienne aura disputé un premier match amical dans le cadre des dates Fifa. Ce sera demain soir, au stade Mustapha Tchaker de Blida, face à la République Démocratique du Congo (RDC). Le lendemain, 11 octobre, les camarades du gardien Raïs Wahab M’Bolhi bénéficieront d’une journée de relâche, avant de se remettre au travail le samedi, pour préparer le deuxième match contre la Colombie. Les Verts passeront une dernière nuit en France, avant de rentrer le 16 octobre, toujours suivant le planning dévoilé par la FAF.

A. C.