Accueil Sport Mellal suspendu trois mois

LFP - Affaire O Médéa - JS Kabylie

Mellal suspendu trois mois

168

Le président de la JSK, Cherif Mellal, a été sanctionné par la commission de discipline de la LFP pour trois mois, suite à ses dernières déclarations à l’issue du match OM – JSK. Auditionné jeudi dernier par la commission de discipline de la LFP, suite à ses déclarations incendiaires à l’issue du match OM – JSK à travers lesquelles il avait accusé, entre autres, le vice-président de la FAF et un responsable de la commission d’arbitrage d’être à l’origine de la défaite de son club, Cherif Mellal a écopé d’une sanction de trois mois en compagnie du président de l’OM, Mahfoud Boukhalkhal.

C’est ce qu’a indiqué, hier, la LFP à travers un communiqué publié sur son site officiel : «M. Boukhelkhal Mahfoud, président du club O Médéa, et M. Mellal Cherif, président du club JS Kabylie, sont interdits d’accès au terrain et aux vestiaires à compter du 25/03/2019 pour une période de trois mois ; le premier pour non respect des décisions des organes juridictionnels et le second pour atteinte à la dignité et à l’honneur d’un officiel de match.

Les deux dirigeants ont été frappés d’une amende de 200 000 DA», indique la LFP, tout en précisant que la commission de discipline a homologué le résultat du match OM – JSK, qui, rappelons-le, s’est terminé sur la victoire de Médéa par 1/0. Cette rencontre comptait pour la 24ème journée du championnat de Ligue 1.

Pour rappel, le président de la JSK, Cherif Mellal, n’a pas mâché ses propos à l’issue de la défaite concédée par son équipe à Médéa, qualifiant ouvertement l’arbitrage de Bakouassa de «scandaleux». «L’arbitre nous a empêchés de formuler des réserves après le penalty. Il a subi d’énormes pressions tout au long de la partie de la part de supporters qui portaient des dossards de journalistes. Il a fini par céder.

Après le penalty, il y a eu un envahissement de la pelouse alors que le match se déroulait à huis clos, l’arbitre a sifflé dans la foulée la fin de la rencontre sans même faire la remise en jeu, ce qui n’est pas normal», avait affirmé Mellal à l’issue du match. Le président kabyle est allé encore plus loin dans ses déclarations, accusant ouvertement le président de l’USMA et vice-président de la FAF, Rebbouh Haddad, ainsi que le responsable de la Commission d’arbitrage de la FAF, Mokhtar Amalou, d’être les instigateurs des déboires que vit son club. «J’accuse Rebbouh Haddad et le responsable de désignation des arbitres Amalou d’être derrière notre défaite à Médéa.

L’USMA est notre concurrent direct pour le titre. L’arbitre nous a coupé les jambes en offrant à l’adversaire un penalty imaginaire dans le temps additionnel, il savait qu’on ne pouvait pas revenir dans le match. On ne va pas se taire devant cette mascarade», avait-il affirmé aux médias, accusant par ailleurs les responsables de l’Olympique Médéa de «tentative de corruption».

De son côté, le président de la FAF, Kheiredine Zetchi, n’a pas hésité, lors de son intervention samedi dernier à la télévision nationale, à recadrer le président Cherif Mellal allant jusqu’à menacer de porter l’affaire OM – JSK devant la justice. «Je demande à Mellal de ne plus prononcer ce genre de déclarations fracassantes qui compliquent davantage la situation. Si Mellal détient les preuves, il n’a qu’à les présenter.

Il doit savoir qu’un arbitre est sanctionné uniquement sur la base du rapport de son évaluateur et des images de la télévision», a affirmé le patron de la FAF, précisant que «la commission d’éthique de la FAF va prendre en charge ce dossier. Le président de la chambre d’instruction va auditionner Mellal, ce dernier est tenu à présenter les éventuelles preuves pour appuyer ses propos. Un représentant de l’Olympique Médéa sera également entendu.

Une fois les deux parties concernées auditionnées, notre mission s’arrêtera là. Nous ne sommes pas une juridiction civile mais plutôt sportive. Dans le cas où la tentative de corruption est confirmée, nous chargerons notre avocat de transférer le dossier au tribunal civil qui va trancher. Nous n’allons pas faire machine arrière», a-t-il promis.

M. L.