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En présence de 70 athlètes de plusieurs wilayas

Stage national de Bujinkan Budo à Aït Smaïl

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Organisé par le Club Sportif amateur des arts martiaux «Les aigles d’Aït-Smaïl», un stage national de Bujinkan s’est tenu, en début de semaine, au niveau de la salle de sports du lycée Hocine Aït Ahmed du chef-lieu de la commune. Ce stage de 3 jours, encadré par dai shihan Laid Bouadjadja, 15e dan dans la discipline, et son assistant, M. Nabil Zidani, seul représentant de cette discipline dans notre pays. Soixante-dix athlètes venus des wilayas de Béjaïa, Sétif, Batna, Jijel, Annaba et Khenchela ont pris part à ce stage.

Énormément de curieux se sont déplacés sur les lieux pour découvrir cette discipline qu’on a seulement l’habitude de voir sur des écrans. Ce fut également l’occasion d’approcher le disciple du dernier Ninja vivant, âgé de 89 ans, le maitre japonais Hatsumi Masaaki. Le Bujinkan Budo Taijutsu est une discipline qui mêle le Ninjutsu et le Samourai. Elle fut introduite en Algérie par le shidoshi ho Zidani Nabil et dai shihan Laid Bouadjadja 15ème dan et médaille d’or de bujinkan avec l’autorisation de Hatsumi massaki fondateur de bujinkan.

Zidani Nabil, né le 12 juin 1990 à Aokas wilaya de Béjaïa et diplômé en sciences et techniques des activités physiques et sportives (master 2) de l’Université de Béjaïa. Il a commencé la pratique des arts martiaux dès l’âge de 4 ans avec son père (ex-judoka et boxeur). À 6 ans, il a commencé la pratique du karaté au club d’Aokas avec l’entraîneur Rabah Zidani puis fut formé en hapkido sous la direction de maître Achour Rachid afin de s’initier au bujinkan Budo taijutsu (l’art des ninjas et des samouraïs du Japon féodal), un art qui l’a fait rêver depuis son enfance, avec l’expert international dai shihan Laid Bouadjadja.

Vers 1995-1996, Masaaki Hatsumi a pris la décision de changer la dénomination de son art et de ne plus enseigner toutes les disciplines du ninjutsu. Aujourd’hui, seulement quelques-unes de ces disciplines sont enseignées dans le Bujinkan, dont la plupart se retrouvent aussi dans les écoles de bujutsu. En Algérie, une confusion règne autour de cette discipline. Plusieurs sportifs, qui avaient eu l’occasion de participer à des stages organisés par le même club et encadrés par Laid Bouadjadja, ont ouvert des dojos (salles) illégalement et enseignent sans aucune autorisation du grand maître japonais.

Pour pallier à cela et éviter tous désagréments aux jeunes athlètes amoureux de cette discipline, Hatsumi Masaaki a remis un diplôme d’assistant-instructeur reconnu par la FFST (Fédération Française Sport et Travail) à Zidani Nabil pour représenter et promouvoir cette discipline en Algérie. «J’ai déjà ouvert mon propre dojo à Annecy et j’espère en ouvrir un autre ici en Algérie dans deux ou trois ans pour aider les jeunes amoureux de toutes les disciplines représentant les arts-martiaux», nous a déclaré Laid Bouadjadja.

À la fin du stage, un passage de grade a été organisé et qui avait vu neuf élèves accéder au shodan (premier Dan). Ce stage fut une réussite malgré les moyens rudimentaires dont dispose ce club. «Seules l’APC d’Aït-Smail et la DE de Béjaïa ont collaboré en mettant à notre disposition cette salle. Laid Bouadjadja a encadré bénévolement ce stage ; nous avons juste pris en charge son billet d’avion et son hébergement ici en Algérie. Le mois de mars prochain, un autre stage sera organisé à l’est du pays».

Sami D.