La Dépêche de Kabylie

TIZI-OUZOU – 16e Festival Raconte-Arts – Ti’Mayé fait sensation

L’un des groupes musicaux qui ont fait sensation à la seizième édition du Festival Raconte-Arts est la chorale marseillaise de musique afro-caribéenne Ti’Maye (petit créole en langue créole).

Ce chœur composé de quinze membres (Sopranes, Alti et hommes) et dont le percussionniste Ali Himene, originaire de Bouzeguène, a été créé spécialement pour Raconte-Arts, en mars dernier. Ses membres font partie de la chorale dirigée par Alexandra Satger, un grand nom qui n’a pas pu faire le déplacement.

Aude, qui a déjà participé aux précédentes éditions de Tiferdoud et Aït Ouabane et qui a fait un atelier d’ensachage et a formé des jeunes dans cette discipline, a proposé le projet à la troupe et quinze d’entre eux ont répondu présents. Une aventure humaine et artistique qu’ils ne sont pas prêts d’oublier, selon leurs dires, et l’émotion qui se lisait sur leurs visages. Aude, la cheville ouvrière du groupe, affirme dans ce sens : «Le groupe propose tous les jours des déambulations et des mouvements à travers les ruelles et les quartiers du village à n’importe quel moment de la journée et on se met à chanter.

Alors que l’atelier a eu lieu tous les jours de 17h à 19h, et on propose un chant par jour. On vient raconter les significations des chants. Ce dont des chants qui viennent de l’afro-caribéen essentiellement ainsi que des monceaux qui viennent du Brésil, Haiti, la Réunion et de la Martinique. Il y a beaucoup d’influences par rapport aux divinités, au vaudou et beaucoup d’incantation. Ce sont des chants qui amènent à quelques choses de rituels dansant».

Quant à l’esprit de ce festival où se mêle le festif au créatif et l’intellectif, cette dernière ajoutera : «L’esprit Raconte-Arts est l’accueil, le partage, le mélange des cultures, des saveurs et des arts. C’est de l’activité en huiles essentielles. C’est aussi des rencontres pas que artistiques mais aussi humaines». Le point d’orgue de ce groupe fût l’interprétation sur la scène principale en compagnie de deux jeunes artistes, en l’occurrence Yasmina et Kenza, de la fameuse chanson «Amek tevgham oul» de la diva de la chanson kabyle Nouara. Les membres du groupe très émus ne reviennent pas de cette expérience formidable unique en son genre.

M. I. B.

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