La commune d’Ighram ne respire que par la grâce des fonds de dotation versés par l’État central.
Ainsi, le bilan de l’exercice financier de l’année 2018 s’est soldé par un déficit budgétaire de 14 milliards de centimes. «Pour l’année écoulée, nous avons eu 6 milliards de centimes de rentes, un montant qui a suffi à peine à faire face aux dépenses obligatoires, telles que les salaires des fonctionnaires.
Les dépenses se sont établies, quant à elles, à 20 milliards de centimes, d’où le recours systématique à la subvention d’équilibre pour combler le déficit et boucler l’exercice», a confié le premier magistrat de la commune d’Ighram. «C’est un déficit structurel dont il est difficile de s’extraire, surtout que l’investissement productif sur le territoire de notre commune reste insignifiant», a-t-il avoué.
Aussi longtemps que perdurera ce statu quo, pense l’édile communal, il est improbable que la municipalité puisse se suffire à elle-même et tendre vers l’objectif de l’autofinancement. Les responsables de l’APC imputent cet état d’indigence au dernier découpage administratif du milieu des années 80, dont est issue la commune d’Ighram. «Ce découpage a péché par manque d’impartialité.
On a offert à certaines communes des plaines spacieuses et opulentes et à d’autres des terres incultes et escarpées», a-t-on rappelé. Un élu local plaide pour une révision de ce découpage afin de «réparer une injustice et permettre aux communes lésées de sortir de l’impasse, dont laquelle elles ont été confinées». «Les autorités centrales exhortent les collectivités locales à prendre leurs destinées en main, alors qu’elles sont privées de l’accès au foncier industriel», lâche-t-il, interloqué.
N. M.

