Aucune activité ne semble avoir été prévue à Aït Aggouacha pour tout le mois du Ramadhan qui va s’achever dans moins d’une semaine. La morosité s’est donc allègrement installée dans cette localité montagnarde qui manque déjà cruellement de lieux de détente et de loisirs. Les individus, comme les familles, ont dû se rendre à l’évidence, encore une fois, qu’il y a lieu de ne pas s’attendre à la moindre animation durant le restant de ce mois sacré.
La population locale a misé pourtant sur ce mois de Ramadhan pour changer un tant soit peu la routine quotidienne usée par les longues journées de jeûne. A Aït Aggoucha donc, seules les longues parties de dominos et de cartes rythment les soirées. Pourtant de nombreuses associations sportives et culturelles activent au niveau de cette localité, mais apparemment, elles n’ont rien prévu pour ce mois de Ramadhan pour animer les soirées ne serait-ce que par la mise en place de quelques semblants d’activités artistique.
«C’est un désert total !» nous dira un jeune lycéen dépité de ne pas voir une des ces associations prévoir quelques choses pour changer égayer les nombreuses familles qui errent toute la nuit, en mal de loisir, avant de rentrer juste avant le Shour chez elles. Pourtant, une petite soirée ou moins les week-ends, même avec des chanteurs amateurs, fera le bonheur des familles.
Ou encore, pourquoi pas, permettre aux nouveaux jeunes talents de jouer leurs pièces théâtrales. Tout le monde apparemment est satisfait des longues parties de dominos ou de lotos organisées dans les cafés maures. Il est à souhaiter que les autorités locales pensent dans ce sens, d’autant plus que les lieux susceptibles d’abriter ces soirées existent en nombre.
Youcef Ziad
