La campagne de récolte de la pomme de terre vient de démarrer au niveau de la ferme-pilote d’Oughazi de M’Chedallah. Le rendement est jugé satisfaisant cette année.
Il est de l’ordre de 500 quintaux à l’hectare, selon l’investisseur chargé de l’exploitation de la ferme-pilote, qui est un exploitant agricole de la région d’Azazga, wilaya de Tizi-Ouzou.
Ce paysan, rencontré sur les lieux, jeudi dernier, dira que le rendement global tourne autour de 4 500 quintaux sur les 35 hectares semés de pomme de terre de semence importée de l’espèce Spinta et Fabila. Notre interlocuteur, devant le rendement au-dessus de la moyenne, soit supérieur aux traditionnels 45 quintaux à l’hectare, dira qu’il a l’intention d’enchaîner avec la campagne de l’arrière-saison, qui débutera à partir du 15 août prochain.
Rappelons que cette ferme, qui relève du domaine des biens vacants, s’étale sur une superficie de 180 hectares, dont 120 sont à caractère céréalier. Le reste de la superficie de la ferme est reparti sur deux cultures : l’arboricole et les maraîchages.
Il faut préciser que les surfaces dédiées à ces deux cultures ne cessent de rétrécir comme une peau de chagrin sous l’avancée sauvage et effrénée du béton, qui continue à engloutir d’importantes surfaces de terrains agricoles hautement fertiles. Pour rappel, dans la commune de M’chedallah, d’importants programmes de logement et d’infrastructures publiques ont été implantés sur les vastes plaines d’Oughazi ceinturant les agglomérations de M’chedallah et de Raffour.
Des dizaines d’hectares de terres agricoles ont servi, ces deux dernières décennies, à l’implantation de la nouvelle ville et de nombreux édifices publics, dont les sièges des impôts, de l’Anem, des Directions de l’agriculture, de l’hydraulique, la BMPJ et la Protection civile.
Le chef-lieu de daïra a connu une fulgurante extension urbaine, notamment dans la partie Sud, au détriment des terres agricoles. Il en est de même dans l’agglomération voisine de Raffour, où des dizaines d’hectares de la même ferme ont vu l’implantation de centaines de logements et d’équipements publics. Au rythme où vont les choses, dans quelques années, il ne restera plus rien de ces terres agricoles.
Oulaid Soualah

