C’est un véritable temps printanier qui « règne » sur la Vallée du Sahel, entre autres, après les récentes fortes averses qui ont « copieusement » arrosé le pays. En effet, d’ores et déjà, la verdure commence à tapisser les champs et autres pâturages en donnant l’aspect d’un printemps avant l’heure. « Tout respire la verdure depuis les dernières fortes intempéries qui ont ravivé le couvert végétal et augmenté le niveau des cours d’eau comme le Sahel. Les pâturages sont à présent disponibles, et les éleveurs sont contents avec la croissance inespérée d’un couvert herbacé frais au grand bonheur des bêtes d’élevage », constate un paysan d’Ahnif.
Comme l’a si bien résumé notre vis-à-vis, il y a comme un printemps avant l’heure qui « bouscule » l’automne dans un « chamboulement » de saisons. D’habitude, à pareille période, les herbes sont sèches et les pâturages sont dépourvus en couvert herbacé. Les premiers à tirer bénéfice de cette situation, ce sont bien évidemment les éleveurs des cheptels comme les bovins, les ovins et les caprins. La disponibilité des pâturages vient ainsi sauver les éleveurs d’une véritable « liquidation » de leurs troupeaux avec la cherté des aliments comme le foin qui coûte entre 900 et 1050 la botte dans les marchés hebdomadaires. En tout cas, la disponibilité de l’herbe fraîche même si de taille moyenne permet aux éleveurs d’entreprendre des lendemains meilleurs en rognant sur les dépenses alimentaires de leurs cheptels.
La pluviométrie excellente enregistrée dans la région a comme chamboulé les choses avec des anecdotes plutôt qui font sourciller plus d’un. Un paysan raconte avoir même cueilli et mangé des asperges ces jours-ci, alors que ce légume sauvage ne pousse qu’en hiver. Il y a aussi ce poirier qui a fleuri comme constaté par nos soins vendredi dernier dans une ferme de la région. Est-ce à dire que les saisons «s’emmêlent les pinceaux» au point où l’on ne sait plus dans quelle saison on vit pour le moment ? En tout cas, une chose est sûre, Dame nature commence à «perdre les pédales» et ce, à cause de la main « malsaine » de l’homme.
Y. S.

