Très connue pour sa section de théâtre qui renferme25 comédiens dont cinq filles, l’association culturellea commémoré samedi dernierla journée mondiale de Théâtre qui a drainé plusieurs dizaines de spectateurs et spectatrices qui ont applaudi
à tout rompre les représentations des troupes Kerrad Rachid de Tizi-Ouzou et la troupe locale Tagmi.
Le programme concocté par l’association a été à la hauteur de l’événement puisqu’un hommage a été rendu au dramaturge et poète Mohia. Et ce n’est pas un hasard si l’événement a eu comme hôte un invité de marque en la personne de Taguemout Mokrane, dramaturge et ami de Mohia qui a participé au parachèvement de l’adaptation de la pièce de Molière Les Fourberies de Scapin.
Mokrane Taguemout a présenté dans ce cadre une conférence-débats sur la problématique du théâtre d’expression berbère partant de l’expérience de Mohia qui a puisé dans le répertoire universel dans l’adaptation théâtrale partant du postulat que l’on y retrouve la sagesse et la réalité kabyles dans toutes ces œuvres.
L’hôte d’Iguersafene a raconté comment les idées fusaient lors des travaux de l’atelier de production dirigé par Mohia, abrité par un réduit de 6 m2. Très rigoureux dans le choix des concepts, Mohia qui exhortait les scénaristes à l’adaptation estimait que l’on n’était pas encore arrivé au stade de la création au sens artistique du terme, l’écriture de Molière arrivant après des siècles de civilisation et d’histoire.
De ce point de vue, le conférencier prévient la tentation de verser dans l’imitation qui reviendrait à dénoncer une bêtise par une autre.
Il est à noter que la troupe théâtrale d’Iguersafene, riche d’un long parcours artistique, a été de toutes les manifestations régionales, ce qui lui a permis de décrocher le premier prix du concours national de théâtre Malek Bouguermouh en 2003 à Ighzer Amokrane.
M. O. B.

