Par DDK | 22 Aout 2015 | 1113 lecture(s)

Amizour : Ouverture officielle du Festival du théâtre amateur

De l’émotion et du rire dès le coup d’envoi

L’ouverture officielle de la 9ème édition du Festival du théâtre amateur a été déclarée par le P/APW de Béjaïa, Mohamed Bettache, en présence du P/APC d’Amizour et du directeur de la culture Malek Righi, avant-hier en fin journée, dans la salle des fêtes du centre culturel Malek Bouguermouh de la localité.

Il y avait comme invité d’honneur l’homme de théâtre et le directeur du TRB, Omar Fetmouch, qui a donné une courte allocation en guise d’encouragement aux troupes participantes avant de laisser la place à une autre figure du cinéma et du théâtre, le comédien Ahcéne Azazni, à qui d’ailleurs un hommage sera rendu durant cette édition.

Très ému, Azizni n’a pas manqué d’exprimer sa joie, déclarant qu’Amizour était sa seconde ville et reconnaissant à son public son amour pour le 7ème art. Un autre hommage a été réservé, à titre posthume, par les organisateurs à un enfant de cette ville, l’artiste plasticien à dimension internationale Hakim Abbaci, ancien enseignant à l’école des beaux arts d’Alger.

L’artiste nous a quittés le 27 décembre 2013 et ses œuvres sont exposées au musée Civico d’Arte contemporanea, en Sicile en Italie. «Nous sommes très émus et contents à la fois qu’un hommage soit rendu à mon oncle Hakim Abbaci qui a consacré toute sa vie à l’art plastique», dira Djelloul Ghanem, un proche de l’artiste défunt. Le programme se poursuivit avec des scènes d’humour avec le duo comique de la troupe Lawhama qui a tout de suite mis le public dans l’ambiance du Festival.

Signalons que la salle de spectacle était pleine comme un œuf et les éclats de rire fusaient de partout. «C’est un grand plaisir de vivre des moments de détente, et qu’est-ce qu’il y a de mieux que de rire dans la vie. C’est un bienfait pour le corps et l’esprit», nous dira un père de famille accompagné de ses deux enfants. Et les éclats de rire ont continué à fuser une bonne partie de la nuit avec la troupe Afara, de la commune de Tichy, qui commença le bal du concours du prix Malek Bouguermouh avec une pièce d’expression kabyle intitulée «Yaareq ched ouyedidh».

Avec dérision, les comédiens de Tichy ont traité les dérapages des acteurs politiques qui mènent parfois à la division du peuple où chacun tente d’imposer son idéologie loin des valeurs du pays. La touche principale du Festival qui est l’humour fut donc assurée dès la première soirée de cette manifestation et l’on a promis que ça allait durer. Pour la journée d’hier d’ailleurs, il y avait au menu 3 pièces présentées par les troupes : ‘’Concerto’’ de Boumerdès, ‘’Amel El Mesrah’’ de Saida et ‘’Les anges de la scène’’ d’Oran.

Nadir Touati

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