Par DDK | 17 Janvier 2011 | 845 lecture(s)

Zohra Hachid présente sa dernière collection à la galerie Racim

La richesse du patrimoine de l'Ahaggar et du Tassili a été mise en exergue par la plasticienne Zohra Hachid-Sellal dont l'exposition, riche d'une cinquantaine d'œuvres, s'est ouverte samedi à la galerie Mohamed Racim (Alger). "A travers cette série d'œuvres, j'ai voulu rendre hommage à notre art rupestre plusieurs fois millénaire", a indiqué la plasticienne dont le parcours artistique, qui s'étale sur une quarantaine d'années, est ponctué, à chaque halte, par une nouvelle collection. L'artiste dont les tableaux sont une destruction-reconstruction, avec une vision contemporaine, des peintures et des gravures de l'Ahaggar et du Tassili, à l'exemple de ceux portant les titres "Les éléphants du Tassili", "Tir Tarlften", "Les chars des Garamantes" ou "L'homme de Tin Tarlften", a aussi abordé, dans une autre série d'œuvres, d'autres sujets toujours en relation avec l'environnement. "Le Sud est ma source principale d'inspiration mais j'évoque aussi dans ma peinture tous les thèmes en rapport avec l'être humain et son environnement", a souligné Zohra Hachid-Sellal pour qui "tous les sujets méritent d'être travaillés". L'artiste, qui a exposé des tableaux aux titres évocateurs tels que "Fantasme d'artiste" et "La maternité", ou poétiques comme "Le collier de la colombe", "Fleur d'oranger", "Le grain magique" et "Le songe du petit cheval" a opté pour les techniques mixtes (peinture à l'huile, acrylique, collage...) rehaussées par un "grattage" de la peinture pour, a-t-elle expliqué, "faire ressortir certains effets de matière". "Il y a souvent, dans cette dernière collection, la superposition de plusieurs techniques", a confié l'artiste qui a opté pour le style semi-figuratif avec une palette, tantôt harmonieuse tantôt contrastée, constituée de beaucoup de noir et de plusieurs couleurs, souvent vives. "Peintre de la couleur, avec une étonnante force de la composition et du contraste chromatique, Zohra Hachid-Sellal donne à sa peinture les tons de notre pays, chez elle, le genre échappe à un classement formel (...)". C'est là une peinture de l'instinctif livrant un achevé dont on ne s'explique pas toujours l'élaboration profonde", est-il noté dans le catalogue de présentation de cette exposition qui se poursuivra jusqu'au début du mois de février.

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