Par Ferhat Zafane | 22 Février 2012 | 359 lecture(s)

Le président par intérim du parti annonce un congrès extraordinaire pour les 24 et 25 février

Tiraillements au sein de L’ANR

Depuis la démission du président charismatique de l’Alliance nationale républicaine (ANR), Réda Malek, et ce en juillet 2009, cette formation politique qui a su s’attirer la sympathie de milliers d’Algériens bat aujourd’hui de l’aile. Hormis quelques réunions épisodiques des membres du bureau et notamment la réunion qui s’est tenue à Alger le 28 janvier dernier à l’effet de débattre de la situation du parti. Cette réunion qui a rassemblé quelques membres fondateurs et certains délégués de wilaya est aujourd’hui décriée par un grand nombre de militants qui “refusent” que le parti se laisse diriger par un intérimaire qui n’a pas les prérogatives de convoquer un congrès, estiment-ils. D’ailleurs, en prévision de la tenue d’un congrès extraordinaire prévu pour les 24 et 25 février, initié par l’actuelle direction, des membres du parti dénoncent cette attitude qu’ils assimilent à une “véritable OPA”. Allant plus loin dans leur argumentaire, ils soulignent que l’actuel bureau n’est qu’intérimaire depuis le départ de Réda Malek et que “malgré maintes tentatives de la part d’une majorité de membres du conseil national, la réunion du conseil national n’a jamais pu se tenir”. C’est ainsi qu’une fracture s’est opérée au sein du parti. D’un côtén le président intérimaire, Ammar Lounis et des “membres du bureau qui lui sont fidèles”, et de l’autre, des militants qui s’insurgent contre la déliquescence dans laquelle se retrouve l’ANR, depuis le départ de son président charismatique Réda Malek. Ces militants contestataires refusent cet état de fait et assurent qu’ils ne laisseront pas les choses se faire à la façon dont elles sont tracées par l’actuel bureau. S’il est vrai que ces dernières années, l’ANR est restée en marge de la scène politique, notamment depuis la démission de Réda Malek, le parti a pris part au processus de consultations politiques en soumettant un mémorandum à la commission présidée par Abdelkader Bensalah. L’auteur de la célèbre formule proverbiale : “La peur doit changer de camp”, durant les années de braise, était sans doute loin de penser que cette même peur pourrait s’installer un jour dans son propre camp.

Ferhat Zafane

0

Copyright © 2002-2012 - La Dépêche de Kabylie. Tous droits réservés.