Par DDK | 7 Aout 2018 | 1264 lecture(s)

BOUIRA - Altération de la viande du mouton de l’Aïd

Les mises en garde de la DSA

La Direction des services agricoles de la wilaya de Bouira vient de reconduire, comme chaque année, son dispositif pour la préparation de la fête de l’Aïd El-Adha.

Ainsi, les mesures adoptées pour la campagne «Aïd sans kyste, Aïd sans risque» ont été relancées avec un encadrement sanitaire vétérinaire optimum pour que cette fête se déroule dans les meilleures conditions. Pour cela, les 42 vétérinaires de la DSA de Bouira ont été mobilisés aux quatre coins de la wilaya, notamment auprès des abattoirs et des aires de négoces du cheptel par arrêté de la wilaya. À ce sujet, l’on apprendra la mise en place de la certification sanitaire vétérinaire accompagnant le déplacement d’animaux vers les lieux de vente aux fins de contrôle vétérinaire. De même, il est demandé aux citoyens de ne pas acheter de bêtes dans des marchés ou points de vente non réglementés et sans contrôle vétérinaire. À travers les douze daïras de la wilaya de Bouira, une vingtaine de points de vente ont été désignés ainsi que quelques fermes, et leur ouverture se fera sous peu. Ces endroits seront quotidiennement visités par les vétérinaires pour s’assurer de l’état sanitaire des ovins ainsi que de l’hygiène des enclos, pour permettre au citoyen l’acquisition du mouton du sacrifice dans de bonnes conditions. Un cheptel contrôlé et qui sera disponible en quantité, nous assure-t-on. Pour Mme Oulebsir, responsable des services vétérinaires de la DSA de Bouira, il sera procédé sous peu à l’ouverture partiel des marchés à bestiaux hebdomadaires au niveau de toutes les daïras pour la vente exceptionnelle des moutons à l’occasion de l’Aïd : «Il y aura la permission de la vente des ovins et avec la collaboration des vétérinaires mandatés chargés de la vaccination anti-claveleuse, il y aura la sensibilisation des éleveurs pour la diminution des compléments alimentaires que l’on donne aux moutons en cette période. Ces mesures sont prises pour éviter l’altération et le verdissement de la viande de l’animal sacrifié, mais pour avoir également une viande de bonne qualité. Le verdissement de la viande serait lié à une multiplication énorme de germes suite à l’engraissement subi par le mouton avant l’Aïd, une alimentation trop riche utilisée pour ce faire. Il y a également des mesures d’hygiène très strictes à respecter lors de l’abattage de la bête. Nous lançons régulièrement des appels aux citoyens afin d’abattre le mouton très tôt le jour de l’Aïd en respectant l’hygiène des lieux, du couteau et des outils de découpe. Il faut également éviscérer l’animal le plus tôt possible avant que les germes ne se développent à partir de la panse et des parois intestinales en infectant la viande. Il faut aussi se laver les mains régulièrement après avoir manipulé les entrailles, la tête et la toison du mouton et mettre la carcasse au frigo le plus tôt possible afin d’éviter que les mouches ne pondent leurs œufs sur la viande», préconise le docteur Oulebsir qui insiste sur le fait de se rendre à l’abattoir et autres lieux d’abatage autorisés sous le contrôle sanitaire vétérinaire pour assurer la protection et la sécurité sanitaire des consommateurs. Cette responsable conseille, par ailleurs, de procéder à l’acquisition du mouton auprès d’éleveurs ou de propriétaires de fermes de leurs connaissances pour éviter toute mauvaise surprise.
Des vétérinaires sur le terrain le jour de l’Aïd Selon les statistiques du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, le cheptel national est estimé à plus de 28 millions de têtes pour les ovins, deux millions de têtes pour le bovin et cinq millions de têtes pour le caprin. Pour cette dernière, il s’agit d’une filière qui «bénéficie d’une attention particulière de la part des pouvoirs publics qui déploient tous les efforts nécessaires à même d’améliorer et développer la filière viande rouge», affirme les services de la DSA de Bouira. Des efforts consentis afin d’augmenter l’offre par apport à la demande et de mettre à la disposition du consommateur divers choix qui vont certainement se répercuter sur les prix. Le jour de l’Aïd, tous les établissements d’abattage repartis sur l’ensemble du territoire de la wilaya seront ouverts pour inciter les citoyens à sacrifier leurs animaux dans une enceinte conforme et contrôlée. De même, des permanences seront effectuées par les services vétérinaires de wilaya au niveau des APC et des lieux d’abattage. En plus, notre dispositif comprend des brigades mobiles composées de vétérinaires et de techniciens qui effectueront des tournées dans les différents lieux susceptibles d’abriter des abattages, notamment en milieu rural, pour contrôler et répondre aux besoins et aux sollicitations des citoyens. Par ailleurs et dans un souci de respect de l’hygiène et de la santé publique, les services de voierie de la wilaya ont été instruits de récupérer les carcasses et organes saisis, ainsi que les détritus (paille, cornes, onglons, buse…) pour les acheminer vers des lieux d’enfouissement ou d’incinération. Selon la DSA de Bouira, il s’agit là de la continuité d’un vaste programme de prévention et de sensibilisation destiné aux éleveurs, afin de prémunir le bétail contre les diverses maladies, qui est mené à longueur d’année.Hafidh BessaoudiAinsi, les mesures adoptées pour la campagne «Aïd sans kyste, Aïd sans risque» ont été relancées avec un encadrement sanitaire vétérinaire optimum pour que cette fête se déroule dans les meilleures conditions. Pour cela, les 42 vétérinaires de la DSA de Bouira ont été mobilisés aux quatre coins de la wilaya, notamment auprès des abattoirs et des aires de négoces du cheptel par arrêté de la wilaya. À ce sujet, l’on apprendra la mise en place de la certification sanitaire vétérinaire accompagnant le déplacement d’animaux vers les lieux de vente aux fins de contrôle vétérinaire. De même, il est demandé aux citoyens de ne pas acheter de bêtes dans des marchés ou points de vente non réglementés et sans contrôle vétérinaire. À travers les douze daïras de la wilaya de Bouira, une vingtaine de points de vente ont été désignés ainsi que quelques fermes, et leur ouverture se fera sous peu. Ces endroits seront quotidiennement visités par les vétérinaires pour s’assurer de l’état sanitaire des ovins ainsi que de l’hygiène des enclos, pour permettre au citoyen l’acquisition du mouton du sacrifice dans de bonnes conditions. Un cheptel contrôlé et qui sera disponible en quantité, nous assure-t-on. Pour Mme Oulebsir, responsable des services vétérinaires de la DSA de Bouira, il sera procédé sous peu à l’ouverture partiel des marchés à bestiaux hebdomadaires au niveau de toutes les daïras pour la vente exceptionnelle des moutons à l’occasion de l’Aïd : «Il y aura la permission de la vente des ovins et avec la collaboration des vétérinaires mandatés chargés de la vaccination anti-claveleuse, il y aura la sensibilisation des éleveurs pour la diminution des compléments alimentaires que l’on donne aux moutons en cette période. Ces mesures sont prises pour éviter l’altération et le verdissement de la viande de l’animal sacrifié, mais pour avoir également une viande de bonne qualité. Le verdissement de la viande serait lié à une multiplication énorme de germes suite à l’engraissement subi par le mouton avant l’Aïd, une alimentation trop riche utilisée pour ce faire. Il y a également des mesures d’hygiène très strictes à respecter lors de l’abattage de la bête. Nous lançons régulièrement des appels aux citoyens afin d’abattre le mouton très tôt le jour de l’Aïd en respectant l’hygiène des lieux, du couteau et des outils de découpe. Il faut également éviscérer l’animal le plus tôt possible avant que les germes ne se développent à partir de la panse et des parois intestinales en infectant la viande. Il faut aussi se laver les mains régulièrement après avoir manipulé les entrailles, la tête et la toison du mouton et mettre la carcasse au frigo le plus tôt possible afin d’éviter que les mouches ne pondent leurs œufs sur la viande», préconise le docteur Oulebsir qui insiste sur le fait de se rendre à l’abattoir et autres lieux d’abatage autorisés sous le contrôle sanitaire vétérinaire pour assurer la protection et la sécurité sanitaire des consommateurs. Cette responsable conseille, par ailleurs, de procéder à l’acquisition du mouton auprès d’éleveurs ou de propriétaires de fermes de leurs connaissances pour éviter toute mauvaise surprise.
Des vétérinaires sur le terrain le jour de l’Aïd Selon les statistiques du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, le cheptel national est estimé à plus de 28 millions de têtes pour les ovins, deux millions de têtes pour le bovin et cinq millions de têtes pour le caprin. Pour cette dernière, il s’agit d’une filière qui «bénéficie d’une attention particulière de la part des pouvoirs publics qui déploient tous les efforts nécessaires à même d’améliorer et développer la filière viande rouge», affirme les services de la DSA de Bouira. Des efforts consentis afin d’augmenter l’offre par apport à la demande et de mettre à la disposition du consommateur divers choix qui vont certainement se répercuter sur les prix. Le jour de l’Aïd, tous les établissements d’abattage repartis sur l’ensemble du territoire de la wilaya seront ouverts pour inciter les citoyens à sacrifier leurs animaux dans une enceinte conforme et contrôlée. De même, des permanences seront effectuées par les services vétérinaires de wilaya au niveau des APC et des lieux d’abattage. En plus, notre dispositif comprend des brigades mobiles composées de vétérinaires et de techniciens qui effectueront des tournées dans les différents lieux susceptibles d’abriter des abattages, notamment en milieu rural, pour contrôler et répondre aux besoins et aux sollicitations des citoyens. Par ailleurs et dans un souci de respect de l’hygiène et de la santé publique, les services de voierie de la wilaya ont été instruits de récupérer les carcasses et organes saisis, ainsi que les détritus (paille, cornes, onglons, buse…) pour les acheminer vers des lieux d’enfouissement ou d’incinération. Selon la DSA de Bouira, il s’agit là de la continuité d’un vaste programme de prévention et de sensibilisation destiné aux éleveurs, afin de prémunir le bétail contre les diverses maladies, qui est mené à longueur d’année.Hafidh Bessaoudi
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