Par DDK | 26 Aout 2018 | 976 lecture(s)

Point du jour

Le braconnier et le patrimoine cynégétique menacé

Par S. Ait Hamouda

Le braconnage est devenu une spécialité maison. Qu’il s’agisse d’oiseaux ou d’animaux sauvages, ils sont logés à la même enseigne : aussitôt lâchés aussitôt chassés par les braconniers. Le faisan, le cerf de barbarie, et même l’hyène n’échappent pas à la chasse clandestine. C’est quoi un chasseur ? C’est quelqu’un qui respecte l’animal ou l’oiseau, qui obéit aux règles de la chasse et qui de surcroit est un sportif. Ce n’est malheureusement plus le cas, ces chasseurs, ils ne sont plus de ce monde. Avec eux, on a perdu tout des anciennes étiques de ce loisir pourtant ancrées dans les traditions. Le petit chardonneret, un volatile sympa s’il y’en ait, beau et fragile, n’échappe pas à la tendance. Certains avec de la glue, l’attrapent pour le mettre en cage et le vendre au prix fort. Il parait qu’il existe des associations de chasseurs, associations qui se taisent et détournent la tête devant ce massacre grandeur nature, qui laissent faire ces chasseurs à la petite semaine. Mais dans tout cela, qui est le perdant ? C’est tout le monde, avec notre faune qui n’est pas épargnée. Résolument, on est, quelle que s oit la morale dans tout cela, permissifs de ces braconnages impromptus et délibérés, donc responsables de ces disparitions. Et pourtant, chez-nous, nous pouvions chasser sans déranger quiconque, nous ne sommes pas des assassins, parce que la chasse est morale et plus encore, parce qu’elle à des normes. Ce qui ne peut être transgressé par n’importe qui. Ces piégeurs, ces braconniers devraient de ce fait répondre de leurs actes devant la justice. A cela, s’ajoute qu’il y a des gardes forestiers, dans ce beau pays, qui séviront contre ces braconniers ou voleurs, c’est selon. Qu’ils investissent les forêts ou les espaces voués à la chasse et qu’ils arrêtent le manège de ceux qui se livrent ainsi à ce sport malfaisant impunément et sans crainte de qui que ce soit. Nous serions indubitablement perdants dans notre faune, si l’on ne protégeait nos gazelles ryms, nos outardes et d’autres, parce qu’elles sont endémiques, elles sont notre patrimoine cynégétique imparable et non négociable. L’Algérie se doit de respecter tout ce legs patrimonial, c’est son devoir national primordial.
S. A. H.

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