Par DDK | 13 Septembre 2018 | 2329 lecture(s)

BOUIRA - Le wali sur les chantiers du secteur des travaux publics

Les retards jouent les prolongations

Le wali de Bouira, M. Mustapha Limani, a effectué, hier, une sortie de travail et d’inspection à travers trois importants projets du secteur des travaux publics.

Il s’agit du projet de réalisation d’une pénétrante routière entre la ville de Sour El-Ghozlane, au sud de la wilaya, et l’autoroute Est-Ouest sur une distance de 31 km, et du projet de réhabilitation du contournement de la RN8-B au niveau du chef-lieu de la commune d’El-Hachimia sur une distance de 2 kilomètres, et enfin du projet de réalisation du contournement Est de la ville de Bouira via la RN5. Ainsi, le premier point inscrit dans cette visite était celui du projet de réalisation d'une pénétrante routière de 31 km reliant la commune de Sour El-Ghozlane à l'autoroute Est-Ouest. Pour rappel, ce projet accuse un retard de plus de trois années dans sa livraison, alors que le taux d'avancement des travaux est estimé actuellement à hauteur de 96%. Le coût de ce projet inscrit en 2012 est de 312 milliards de dinars. Selon le représentant du bureau d’étude en charge de ce projet, «le projet sera entièrement réceptionné au mois de décembre prochain», surtout qu’il lui manque actuellement deux importantes opérations de réalisation d’un échangeur au niveau de la zone industrielle d’Oued El-Berdi et aussi d’un nouveau pont routier. Une avance qui n’a pas du tout satisfait le wali, qui rappellera au représentant du bureau d’étude l’engagement pour la livraison de ce projet au 1er novembre prochain. M. Limani remettra, également, en cause les chiffres et les estimations d’avancement des travaux présentés par le bureau d’étude : «Avec ce rythme, vous n’allez pas pouvoir livrer le projet même au mois de décembre prochain. Même le chantier n’est pas suffisamment approvisionné en matériaux nécessaires. Franchement, je ne suis pas satisfait de cette situation qui est inacceptable pour nous», a-t-il déclaré, avant d’ajouter : «Vous n’avez aucune contrainte, ni sur le terrain, ni encore sur le plan financier. Vous n’avez aucune excuse pour ce retard qui doit être rattrapé dans les plus brefs délais». Enfin, le wali a instruit le chef de la daïra ainsi que le maire de Sour El-Ghozlane pour suivre l’avancement des travaux de ce projet et d’accompagner les services de la DTP sur le terrain.

Quatre mois pour réhabiliter 2 km ?!

Le cortège officiel s’est dirigé par la suite vers le chef-lieu de la commune d’El-Hachimia, où le premier magistrat de la wilaya a supervisé les travaux de réhabilitation de la RN8-B, sur la déviation du chef-lieu de cette commune. Des travaux lancés au mois d’août dernier et dont les délais initiaux sont de l’ordre de 4 mois seulement. Cette opération inscrite dans le cadre du plan national pour l’entretient des routes nationales, a nécessité une enveloppe de 29 millions de dinars pour le confortement et le revêtement en BB (bitume bitumineux) de cette route longue d’environ 2 km. Sur place et après avoir reçu les explications du directeur des travaux publics de la wilaya à propos de ce projet, et après avoir constaté l’avancement des travaux, le wali a insisté pour la mise en place d’un nouveau plan de travail et surtout de ne pas dévié la circulation routière vers le centre-ville d’El-Hachimia : «Vous devez travailler par section ou par voies, car la route du centre-ville ne peut pas supporter cette grande charge. En plus, cela présenterait un risque pour les piétons et surtout les écoliers», a-t-il affirmé. Le wali a également exhorté le directeur des travaux publics afin de réduire le délai de quatre mois pour la réalisation de ce projet, assurant que ce projet peut être réalisé en deux mois seulement : «Quatre mois c’est trop comme délai pour la réhabilitation de 2 kilomètres seulement. Il faut penser à réduire ce délai afin de livrer ce tronçons le plus rapidement possible et éviter les risques d’embouteillages sur ce tronçon et au centre-ville», a-t-il préconisé, avant de donner des instructions fermes aux responsables locaux de la Police, afin de veiller sur l’interdiction du passage des camions du poids-lourd au centre-ville : «Le passage de ces camions, souvent très chargés, dégradera la route du centre-ville», a-t-il encore ajouté. En fin de sa tournée, le wali s’est enquis de l’état d’avancement du projet de réalisation d’une nouvelle route pour le contournement de la ville de Bouira. La future route reliera la RN5 du côté Est de la ville de Bouira, vers le nouveau pôle urbain. Un projet qui accuse également un énorme retard, puisqu’il devait être livré au début de l’année 2016. Selon le maitre de l’ouvrage, le taux d’avancement des travaux est de l’ordre de 75% et le coût de l’opération s’élève à plus de 270 millions de dinars. Selon l’intervenant, la fin des travaux est fixée pour le mois de décembre prochain. Là aussi, le wali a insisté pour l’accélération de la cadence des travaux dans l’objectif de livrer rapidement cette nouvelle route, qui contribuera à une meilleure fluidité de la circulation dans la ville de Bouira.

Oussama Khitouche

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