Le conflit qui oppose, depuis déjà plusieurs mois, l’exécutif communal des Ouadhias, à une partie des élus qui se sont constitués en bloc pour contester la légitimité de l’organe exécutif communal, va en se corsant et chaque jour que Dieu fait apporte avec lui un lot de nouveautés, ce qui rend le problème particulièrement complexe et compliqué à plusieurs égards. La dernière en date est indéniablement la tenue d’une réunion de l’assemblée sanctionnée par une délibération sur la ventilation de la moins-value ainsi que l’adoption du compte administratif lors de cette 3ème réunion tenue samedi dernier en l’absence des élus de l’opposition. Il faut dire que certains ont été surpris par une telle tournure, en ce sens que beaucoup d’observateurs pensaient que le sort de l’APC des Ouadhias était lié aux volontés divines après le blocage qui faisait suite à trois réunions de l’assemblée avortées. Dans ce sillage le premier magistrat de la commune des Ouadhias se défend en avançant l’article 17 du code communal comme argument, il n’a cessé, au cours d’une conférence de presse improvisée, de crier la justesse de sa position « que repproche-t-on au président de l’APC ? rien, sinon qu’ il parait que ceux qui sont dans l’opposition ont individualisé le problème, c’est pour cette raison que je considère que l’intérêt général passe avant l’intérêt individuel, les considérations partisanes sont indésirables chez moi. Maintenant il reste que la situation est grave. En ce sens que les pères de famille fonctionnaires de l’APC sont dans le besoin de leurs salaires à la veille de la rentrée sociale qui coincidera avec le mois de carême, c’est parce que c’est urgent que j’ai pris la ferme décision de convoquer trois réunions de l’assemblée, en me référant au code communal. Nous avons délibéré avec ceux qui étaient présents » déclara tout de go M. Halou P/APC des Ouadhias. Aussi caricatural que cela puisse paraître, l’opposition menée par Smaïl Ouerd, s’appuie sur le même article (17 du code communal) pour contester la « convoquation » d’une réunion de l’assemblée communale sans intervalle « sinon comment expliquer que la deuxième était programmée pour le 22 août coincidant avec le jeudi, puis le samedi d’après on apprend que le P/APC aurait convoqué une autre réunion, c’est inconcevable, l’article 17 stipule que les réunions de l’organe délibérant de la commune sont convoquées à intervalle d’au moins trois jours, il y a eu violation de la loi en vigueur de ce fait nous invitons les autorités à assumer leurs responsabilités » dira l’élu indépendant. Même si le maire des Ouadhias refuse le principe de blocage il demeure certain que le conflit est à présent au point de non-retour, le dossier est en effet, entre les mains du premier magistrat de la wilaya. Selon des sources généralement bien informées c’est le wali de Tizi Ouzou qui a initié, à travers le chef de daïra des Ouadhias, une réunion portant sur le fonctionnement de l’APC. Nouvel épisode : le chef de daïra des Ouadhias s’en mêle même si son intervention s’est limité jusque-là à épier la situation, il est clair qu’a travers la raison invoquée par le chef de daïra et dont l’ordre du jour n’est autre que la discussion autour du fonctionnement de l’APC des Ouadhias, on comprendra par là que les autorités de wilaya sont à présent un élément central dans le conflit, ce sont, en effet, elles qui seront appelées à valider ou non la délibération de ce samedi « je n’ai besoin de l’arbitrage de personne » martèlera le maire des Ouadhias en refusant de se prononcer sur la réunion de la daïra. C’est justement suite aux doléances de l’opposition qui s’est réunie à maintes reprises avec le chef de daïra des Ouadhias, que la réunion à été retenue, ce que l’opposition considère comme une victoire (la première) « l’ordre de jour de la réunion initiée par le chef de daïra est une preuve qu’il y a dysfonctionnement, nous avons pris acte de cela » dira M. Ouerd. Cependant au milieu de tous ces clivages, le P/APC des Ouadhias persiste à appeler les adversaires à la sagesse « notre commune a besoin de stabilité et la sécurité, il n’y a pas de dissensions entre les membres de l’APC, il faut unir nos forces dans l’objectif de servir le citoyen et rien d’autre » conclura le premier magistrat de la commune des Ouadhias. Cela étant, les heures qui suivent seront susceptibles d’apporter du nouveau dans une affaire dont la fin n’est certainement pas pour demain.
A. Z.
