Par DDK | 25 Juillet 2005 | 268 lecture(s)
Rejet du référendum sur l’amnistie
Le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie rejette officiellement le principe de la tenue d’élections partielles en Kabylie et appelle à un boycottage du référendum sur l’amnistie générale.S’exprimant hier à travers une conférence de presse à Bgayet, à l’occasion de la clôture de l’université d’été de son mouvement, Ferhat Mehenni a assimilé la révocation des élus que s’apprête à décréter le gouvernement à une “escroquerie politique” tendant à faire oublier que c’est plutôt le départ des gendarmes qui est revendiqué par la population.Au nom de l’attachement aux principes de l’Etat de droit, le leader du MAK s’insurge, en outre, contre les amendements apportés à la loi pour légitimer l’acte de dissolution des assemblées locales.“Réduire la Constitution à un chewing-gum dans la bouche du pouvoir, c’est assimiler de fait la loi à celle de la jungle dont malheureusement seuls le terrorisme islamiste et le banditisme récoltent les fruits”, a notamment déclaré Ferhat Mehenni.Il s’abstient néanmoins de délivrer la moindre consigne électorale en direction des sympathisants du mouvement et déclare préférer se donner du temps pour ce faire.Ce n’est pas le cas par rapport au référendum sur l’amnistie générale au boycottage duquel il appelle dès à présent. “De quel droit celui qui n’a perdu aucun proche par la violence politique de l’Etat ou des terroristes peut-il se prévaloir pour absoudre ceux qui ont du sang sur les mains et qui, de surcroît, ne sont ni jugés ni amenés à demander pardon à leurs victimes où à leurs proches”, s’interroge-t-il.S’exprimant par rapport à d’autres thèmes d’actualité, Ferhat Mehenni a condamné la répression des émeutes de Béchar et Tamenrasset et déclaré son soutien à “la revendication d’autonomie du peuple Amacheq pour la maîtrise de son destin”. Au chapitre de la liberté de la presse, il demande la libération de Benchicou “incarcéré pour son courage politique”. Il qualifie enfin d’”actes ignobles” l’enlèvement des deux diplomates algériens à Baghdad ainsi que les attentats de Charm El-Cheikh.
M. B.






