Comme nous l’avions annoncé dans une de nos précédentes éditions, le comité «Takhnakt» s’est finalement autodissous au terme d’une assemblée générale houleuse et passionnée. Ceux qui ont misé sur son renouvellement ont eu pour leur compte ; personne, lors de cette assemblée, n’a osé se présenter pour reprendre en main ce comité et le conduire vers d’autres réalisations et d’autres conquêtes. Si le comité a reçu une salve de critiques acerbes surtout de la part d’un ex-membre de l’exécutif, rares étaient ceux qui se sont levés pour prendre sa défense et défendre son bilan et pourtant en matière de bilan, il y a de quoi s’enorgueillir. Des œuvres importantes d’utilité publique ont été réalisées en l’espace de deux ans. «Mais comme l’homme est prompt à critiquer qu’à encenser, cela ne compte pas», nous déclare Arezki Mouloud, le président du comité qui ne cache pas son désappointement face à l’ingratitude des uns et au silence consentant des autres. Enfin, la grande question qui revient chez tous les habitants de «Takhnakt» c’est bien celle-ci : «Que deviendra leur djemaâ sans responsables? Qui s’occupera des affaires courantes telle la gestion des enterrements…?» que Rien qu’a y penser emplit certains d’inquiétudes qui songent à l’anarchie qui pourrait s’installer à la longue. «Takhnakt sans responsables? Du jamais vu», clament certains courrouces par la situation présente de leur djemaâ. L’assemblée a évidemment demandé au comité sortant quoique timidement, de rester et de continuer à gérer la djemaâ ; mais lassés par l’usure, la démobilisation populaire et la complexité de certains problèmes, les membres de l’exécutif, avec cette certitude d’avoir fait leur temps et rempli leur mission, ont décidé à l’unanimité de jeter l’éponge. Advienne que pourra. «Normalement, chaque année, nous devons procéder au renouvellement, nous, nous sommes restés quatre années. C’est trop. Il est temps que d’autres prennent le relais !» nous dit Arezki Mouloud. En attendant un éventuel renouvellement qui verrait de nouvelles énergies reprendre en main les destinées de la djemaâ, c’est le temps mort à Takhnakt où tous les travaux envisagés sont à l’arrêt. Nous y reviendrons.
Boualem B.
