Le danger s’accentue à la rue Bounouar

Le danger qui menace une partie de la ville d’Aïn El Hammam se précise de plus en plus. On n’en parlera jamais assez tellement il inquiète la population qui ne trouve nulle part une explication à ce phénomène. A chaque pluie, des fissures apparaissent un peu partout.

L’inquiétude gagne les habitants des immeubles menacés qui vivent en alerte, particulièrement durant cette période. « Le pire nous dit un habitant du bâtiment APC/CNEP, est que nous sommes dans le flou total : attendons la régularisation de notre situation de propriétaires depuis longtemps. Au moment où l’espoir nous est permis, nous nous retrouvons devant un dilemme : payer et prendre le risque de perdre sa maison dans un affaissement ou alors temporiser et dans ce cas risquer de perdre l’avantage de la régularisation ». On constate, jour après jour, que le terrain s’affaisse, inexorablement, centimètre par centimètre, du monument à la place. Le dernier mouvement s’est produit, il y a trois jours, au bas de la rue Bounouar-M’hana, un tronçon épargné jusqu’à maintenant. Les riverains assistent, impuissants, à cette situation qui inquiète au plus haut point. Ils s’en remettent à Dieu et restent à l’écoute de la moindre information qui lifterait des services techniques. Eux, non plus, n’osent pas risquer une quelconque explication sans études techniques très poussées. Ils savent que ce ne sont pas les réunions hebdomadaires, où ils évoquent la question, qui régleront le problème. Cependant, sans être alarmistes, nous ne pouvons que répéter tout haut ce que tout le monde pense tout bas.

Les autorités doivent se démener pour rassurer la population ou évacuer les habitants s’il pensent qu’ils encourent un danger. En tous cas, les locataires estiment être en droit de savoir à quoi s’en tenir. Ils n’entendent pas vivre éternellement dans l’angoisse d’un affaissement de leur immeuble. Notons que les travaux de drainage, qui se déroulent actuellement sur la rue Didouche Mourad, n’ont jusqu’alors pas donné les résultats escomptés, à savoir stabiliser le terrain. Voilà, tout de même, un sujet qu’on ne manquera pas d’évoquer lors des futures campagnes électorales.

Nacer B.