Par DDK | 5 Mars 2016 | 1398 lecture(s)

Aït Yahia Moussa Le chômage va grandissant dans la commune

Plus de 2000 demandes d’emploi en attente

Il n'échappe à personne de passage dans ce chef-lieu sis sur la RN25, à vingt-cinq kilomètres au Sud de Tizi-Ouzou et à dix-sept kilomètres du chef-lieu de daïra (Draâ El-Mizan) et à équidistance de Draâ Ben Khedda, de voir qu’aucune entreprise n’y existe, aussi petite soit-elle.

Sinon, tout passant peut tout de même remarquer des jeunes en train d'extraire du sable et de le tamiser ou encore d'autres vendre, quand le gibier est prolifique, des grives alors que d'autres encore font de la débrouille à vendre tout sur cet axe routier assez fréquenté. C'est parce que le taux de chômage est endémique dans cette région. Les plus chanceux sont ceux qui sont recrutés par les Turcs réalisant le barrage d'Assif N'Tleta ou encore dans le chantier de la pénétrante vers l'autoroute Est-Ouest sinon c'est " l'émigration " vers les autres villes du pays. Quant aux jeunes diplômés, notamment la gent féminine, ils prennent d'assaut le bureau social de l'APC pour un hypothèque emploi dans les différents dispositifs d'insertion, à savoir le DAIS, le PID, le CID, le CTI, etc. Là aussi, ce n'est pas chose facile. " Quotidiennement, nous recevons des dizaines de personnes en quête d'emploi. Mais, nous n'avons rien à leur offrir. Depuis maintenant près de trois ans, nous n'avons bénéficié d'aucun contrat. Et puis, ici, au niveau de notre commune, il n'y a pas d'autres possibilités pour recruter ces demandeurs. Même dans le secteur du bâtiment, il n'y a aucun chantier", nous confiera une source locale. Et d'ajouter: " pour un total de plus de deux mille demandeurs, nous avons à peu près trente-cinq d'entre eux qui ont été placés et ils sont en fin de contrat ". Pour notre source, il faudrait quand même que les responsables chargés de ces dispositifs prennent en considération les caractéristiques de chaque municipalité. " Là où il y a des possibilités de placer des jeunes dans certains secteurs, il faut leur réduire les quotas et les affecter aux communes pauvres", estimera la même source. Celle-ci regrettera que même pour le dispositif " Blanche Algérie", cette municipalité ne bénéficie que, pratiquement, d'une opération par an qui, au finish, ne donnera de l'emploi que pour quatorze demandeurs et pour seulement une durée de trois mois. " C'est très insuffisant", se lamentera notre source. Effectivement, dans cette municipalité, les jeunes sont livrés à eux-mêmes. D'ailleurs, on a relevé de nombreuses tentatives de suicide et des cas de dépression. " Socialement, cette détresse est ressentie dans tous les villages de la commune", conclura notre source. Le marché de l'emploi est fermé de toute part. Même les locaux commerciaux ne sont pas exploités afin de libérer de l’étau du chômage une cinquantaine de jeunes, et ce, sans compter les quelques emplois que générera la mise en service de ces locaux.

Amar Ouramdane

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