Toujours sans eau

l La localité d’Ighil Bdoumouren, l’une des régions historiques à d’Ath Laâziz, dans la wilaya de Bouira, regroupe les villages Idjamaâthen, Ighachamen, Ath Khelouf et les Bouseta. Elle demeure malheureusement sans eau et cela depuis l’indépendance. En effet, cette situation critique règne au sein de la localité qui compte plus de 2000 habitants depuis des années, selon les dires d’un citoyen qui nous a confirmé que « tous les hameaux et bourgs d’Ighil Bdoumouren souffrent de la pénurie d’eau potable, et cela bien que que les autorités locales aient pu réaliser deux forages, mais l’eau continue de couler timidement dans les robinets ». Effectivement l’ancien exécutif communal a réalisé deux forages au village Ath Saâda afin d’alimenter les foyers d’Ighil Bdoumouren mais la situation reste toujours regrettable. Pour ce faire, les citoyens s’approvisionnent en eau à partir des puits qu’ils ont creusés. Et d’ailleurs, on enregistre un puits pour chaque famille. D’autres préfèrent l’achat des citernes d’eau à partir du chef-lieu de wilaya à raison de 600 DA. Il est utile de noter, que la localité d’Ighil Bdoumouren est une zone riche en matière de sources mais elles sont abandonnées. D’autres fontaines d’eau jaillissent à ciel ouvert. La population de ladite bourgade s’interroge sur la non prise en charge des points d’eau. L’exemple de la source surnommée Thala El Melh, à proximité de la voie ferrée qui date de plus de 100 ans, selon quelques vieux de ladite localité, continue de couler sur les rails. Par ailleurs, plusieurs familles continuent de s’alimenter à une source dite « Thalla El Mardj ». Mais cette dernière est en dégradation intense. Un habitant a déclaré lors de notre passage : « Qu’ils nous donnent seulement les moyens pour la rénovation de ces sources, c’est une richesse pour cette population. « 

A. F