En principe, depuis le 1er janvier 2006, il est interdit de fabriquer le sachet en plastique noir et de l’utiliser. Les producteurs de ce type d’emballage, qui a fait longtemps partie du paysage algérien, s’étaient engagés, en juillet 2005, a arrêté sa fabrication et, donc sa commercialisation. C’est que des études ont démontré le caractère hautement nocif du sachet en plastique noir pour la santé des consommateurs, notamment quand il s’agit de l’emballage des produits alimentaires. Mais à la fin du mois de mars 2006, on voit toujours les mêmes sachets noirs, non seulement dans les magasins d’alimentation mais surtout sur les marchés où ils continuent à contenir fruits et légumes, ainsi que dans les boucheries. Réserves de marchands, qui ont l’habitude d’acheter leurs sachets en gros, et qui ne veulent pas perdre de l’argent, ou alors stocks que des producteurs veulent écouler ? Dans les deux cas, il y a violation de la loi et les autorités devraient sévir ! Les consommateurs, quant à eux, ne réagissent toujours pas, quand on leur sert leurs denrées dans des sachets noirs : laxisme, ignorance de l’interdiction aussi ou alors commodité ! Certains marchands affirment que des clients leur réclament les sachets noirs pour la raison qu’ils sont plus discrets que les sachets de couleur claire ou transparents qui laissent apparaître le produit… Ce n’est pas invraisemblable quand on connaît la discrétion de certaines personnes, notamment les plus âgées, qui ne veulent pas que les voisins voient ce qu’elles ont acheté ! Mais les problèmes posés par les sachets en plastique sont trop sérieux pour qu’on les passe au second plan !
S. Aït Larba
