Par DDK | 10 Juillet 2018 | 1166 lecture(s)

AHNIF - Amélioration de l’alimentation en eau potable

15 millions de da alloués

Les citoyens des localités d’Ighil Nath Rayou, Ighil Nath Ameur, Bouremal, Tiksrai, Ighzer Oumeziev, Tamzievth sises à l’extrême sud de la commune d’Ahnif souffrent le martyre en ces jours de canicule à cause de la crise aiguë d’eau potable.

Selon les déclarations des habitants de ces localités, «à chaque période estivale, s’installe la crise d’eau potable et débute le calvaire quotidien». «En dépit des efforts déployés ces dernières années par les pouvoirs publics, l’on n’arrive toujours pas à endiguer cet épineux problème. Aujourd’hui encore, nous ne sommes toujours pas alimentés de façon régulière, particulièrement pendant la période d’été. L’eau n’arrive dans les robinets qu’une fois tous les 10 jours», confient certains villageois d’Ahnif. Devant ce problème récurrent, et pour satisfaire aux besoins quotidiens en ce liquide précieux, ces citoyens disent n’avoir d’autre choix que celui de l’achat de citernes auprès des particuliers qu’ils payent à plus de 1000 da l’unité. «Le recours à l’achat de citernes est une solution mais, malheureusement fort onéreuse en particulier pour les petites bourses au regard des prix exorbitants pratiqués par certains intervenants dans ce créneau.», nous font-ils savoir. De son coté, la commune procède aussi par citernage pour satisfaire les besoins citoyens en eau, en mobilisant ses moyens de transport entre camions et tracteurs citernes. Mais au regard de la forte demande de consommation exprimée simultanément par toutes les localités, et la diminution des réserves d’eau au niveau des châteaux d’eau, on arrive difficilement à satisfaire la totalité des habitants. Ceci dit, les plus chanceux parmi les habitants de ces bourgades ont définitivement réglé cette carence en creusant des forages. Mais tel n’est pas le cas de tous le monde, car les tracasseries administratives n’ont pas facilité la tache pour certains. Et en plus des tracasseries administratives pour se faire délivrer une autorisation de forage, il y a ce problème du cout des travaux exigé par les entreprises en la matière. Un cout souvent trop élevé. Pour les villageois, la solution durable pour endiguer radicalement cette carence en eau potable consiste en le renforcement du réseau actuel, aussi bien en canalisation qu’en distribution vers ces localités. En outre, les mêmes citoyens ont sollicité les responsables pour procéder au captage des sources existantes au niveau de ces régions et éviter d’acheminer de l’eau à partir du chef-lieu, sur plus d’une trentaine de kilomètres, avec tous les désagréments du pompage de cette eau vers les hauteurs d’Ahnif où sont implantés la plupart des villages. Il est utile de rappeler que des enveloppes financières énormes ont été allouées et consommées par la commune sans grands résultats pour le moment. Afin d’endiguer ce problème récurrent de manque d’eau, et soulager les peines des centaines de villageois, les responsables de la commune ont sollicité dernièrement une aide financière exceptionnelle des pouvoirs publics à même de leur permettre d’améliorer tant bien que mal l’état actuel de l’alimentation en eau potable dans les villages d’Ahnif. Une demande dans ce sens a été faite par le maire d’Ahnif lors de la dernière visite du ministre des Ressources en eau effectuée au niveau de la wilaya de Bouira. Selon nos informations, et suite à cette demande, la commune s’est vue attribué une enveloppe financière d’un montant de 1,5 milliard de centimes. Cette cagnotte permettra de procéder à un nouveau raccordement de la commune d’Ahnif à partir du réseau de la commune limitrophe d’Ath Rached. Il faut préciser qu’Ath Rached sont alimentés à partir du système des grands transferts du barrage de Tilesdit, sis au niveau de la commune de Bechloul. Mais le souhait des responsables de la commune, c’est de pouvoir bénéficier de sommes conséquentes pour financer d’autres projets dans le secteur des ressources en eau pour résorber la crise et améliorer l’alimentation des foyers au niveau des différents villages.

F. K.

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