Par DDK | 4 Septembre 2018 | 1438 lecture(s)

MUSTAPHA BOUAROUR, P/APC de Draâ Ben Khedda

«On a hérité d’une situation catastrophique !»

À travers cet entretien, le maire de Draâ Ben Khedda, M. Mustapha Bouarour, fait un large tour d’horizon de la situation qui prévaut dans sa commune.

La Dépêche de Kabylie : Quel était l’état des lieux à votre installation à la tête de l’APC ?
Mustapha Bouarour : Disons-le honnêtement, l’état des lieux que nous avions trouvé était catastrophique. L’APC était à l’abandon. Il ne sera pas aisé de remonter la pente, mais nous y arriverons grâce à toutes les bonnes volontés.

Quelle a été votre première action ?
Notre première action était le nettoyage de la commune comme nous l’avions dit et promis lors de la campagne électorale. Nous reprenons progressivement les choses en main concernant les problèmes des citoyens. Nous tentons de redresser la barre, en dépit du passif qui n’a rien de reluisant.

Quel est votre programme d’action ?
Notre préoccupation première est l’environnement qu’il faut améliorer. Nous attendons la Trésorerie pour les concessions à des entreprises, en favorisant nos jeunes qui ont acquis du matériel car la situation urge, en attendant de créer notre propre EPIC. Il faut signaler que la flotte de la commune n’est pas fameuse. Il y a un manque flagrant d’agents et le recrutement n’est malheureusement pas de notre ressort. Tout est gelé. La solution réside dans les entreprises qui prendront en charge le nettoyage, l’éclairage public, l’état des chaussées entre autre.

Des tronçons entiers demandent réfection. Les travaux publics les prendront-ils en charge ?
Oui, nous avons déjà élaboré des fiches techniques et nous attendons une suite favorable dans ce sens. Dernièrement, nous avions procédé à l’asphaltage des routes du village Mouldiouane. La population est satisfaite. Des contrats sont signés pour le revêtement des routes des 1 200 logements vers la bretelle menant au boulevard Larbaoui, et l’accès principal sur une distance de 600 m de la zone industrielle dont l’état est vraiment dégradé.

Plusieurs lots pourtant attribués dans la zone d’activité restent non occupés. Pourquoi ?
Nous tiendrons incessamment une réunion d’envergure avec toutes les parties concernées : wali, chef de daïra, société de gestion immobilière (Sogi)… pour tirer au clair des solutions adéquates, car une telle zone ne peut rester inexploitée. Notre souci est de la redynamiser afin que la commune tire profit en matière d’impôts. Des solutions sont envisagées pour les lots non occupés, les bénéficiaires sont tenus de les occuper, à défaut, ils seront récupérés et réattribués à de vrais investisseurs.

Qu’en est-il aussi des locaux commerciaux d’Aïn Faci, abandonnés depuis leur attribution ?
Ce sont des locaux attribués par l’ancienne APC. Les quarante locaux sont à l’abandon, dans un état inqualifiable. Nous allons réunir les bénéficiaires et discuter avec eux, si nous trouvons un terrain d’entente, tant mieux pour que chacun commence son activité, sinon, nous procéderons à un changement de vocation, à un transfert en concertation avec le comité du village, qui partage notre proposition pour un éventuel transfert au secteur de la santé.

Qu’envisagez-vous comme programme en électrification, AEP et assainissement ?
Nous avons établi des fiches techniques dans ce sens. Il y a celles qui sont accordées et d’autres en instance. Un programme d’électrification rurale sera incessamment lancé. Des fiches techniques sont aussi établies avec l’APW. Pour l’AEP, des réseaux d’assainissement seront pris en charge et des canalisations seront refaites. Ces programmes et ces décisions contribueront à améliorer le cadre de vie des citoyens.

Qu’en est-il des conflits qui ont surgi dernièrement entre vous et votre exécutif ?
A vrai dire, il ne s’agit pas de conflits. Ce sont des malentendus que nous avons dépassés, rien d’insoluble, et tout est rentré dans l’ordre. Nous travaillons dans la complémentarité, et nous avançons dans le respect de nos engagements envers la population qui nous a investis de sa confiance.

Entretien réalisé par M. A. Tadjer

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