Par DDK | 24 Avril 2005 | 176 lecture(s)

«On ne fait que gérer le passif de nos predecesseurs»

D.D.K : Vous venez de présenter votre bilan de trois années d’exercice à la tête de l’APC, et ce dans une période marquée notamment par le débat sur la question de la révocation des élus dits indus, pourquoi le choix d’une telle conjoncture?Hamid Medjkoune : Comme on l’a annoncé dans notre campagne électorale, à savoir tenir un bilan à chaque fin d’année, on était donc amené par souci de transparence, à dresser notre bilan par fidélité aux tradition du parti, même si les gens n’ont pas la tradition de telles actions. Et ce n’est qu’une coïncidence avec la conjoncture actuelle.

Est-ce votre manière de réagir à ce qui s’y passe?C’est aussi une reponse à nos détracteurs, car beaucoup de citoyens nous disent que nous nous n’avons pas fait grand-chose, mais nous avons quand même, entre autres ramené plus au moins le calme après les évènements d’avril 2001, réalisé beaucoup de projets, comme la réparation des routes, choisi un terrain pour l’implantation d’une Protection civile, ouvert des cantines scolaires, relancé des projets de logement à l’arrêt.

A propos du logement, où en êtes vous avec le dossier des cités sinistrées?Ce dossier dépasse actuellement les prérogatives de l’APC, le problème n’est ni à son niveau ni au niveau de l’APW, c’est pour cela qu’on compte saisir un plus haut niveau d’autorité.L’APW refuse les propositions de l’association de ces cités, des propositions que nous avons soutenues à maintes reprises auprès du wali, ce qui nécessite un traitement spécifique, car relatif à un fait historique, puisque ce sont des cité de recasement, et non un vulgaire bidonville construit par les habitants.Ceux-ci ne partagent pas la même vision, étant donné qu’il y a ceux qui veulent habiter un LSP ou OPGI, et d’autres qui refusent.Le wali avait garanti qu’en une année, les demandeurs seront relogés selon leur volonté, évolutif, LSP ou autre.

Et la question du projet des 300 et 400 logements?Le prétendu projet n’a rien d’officiel, et je n’ai rien reçu dans ce sens, toutefois, il y a un projet de 100 logements à Helouane, dont tout est prêt et démarrera incessamment et les 18 logements évolutifs, bloqués auparavant, ont été relancés avec l’injection de 100 millions de centimes et serons réceptionnés avant la fin de l’année.Ceci dit, on ne fait que gérer le passif de nos prédécesseurs.

Comme il ressort de votre bilan, la fiscalité de la commune est à conforter, qu’avez-vous fait en ce sens pour l’améliorer?En effet, oui. Nous avons peu de rente fiscale, comme le marché hebdomadaire que nous allons mieux aménager et sécuriser et qui devra nous apporter plus que les 330 millions de l’année-passée.

La zone d’activité de Helouane tarde à voir le jour, où se situe le blocage?Avant, cette zone avait 03 hectares, un accord de la wilaya a permis son extension à 09 hectares, mais depuis, le projet est bloqué à cause du décret de la centralisation de la gestion du foncier qui a enlevé aux agences locales la prérogative de gérer ce domaine. Or l’APW refuse ce décret car nous sommes contre la centralisation et c’est ce qui a gelé toute délibération. Alors que par ailleurs on décentralise, chez nous, on est venu même à nous ôter le filet social, après l’affectation des logements…etc.

La direction de l’Hydraulique avait ordonné une enquête publique sur les forages d’Ifri-eau minérale, quel est le rôle de l’APC dans l’exploitation des ressources hydriques?A notre institution à la tête de l’APC, nous avons constaté qu’il y avait une vingtaine de forage illicites, et la DH en est bien au courant. Mais comme nos prérogatives sont limitées à donner le OK pour l’exploitation et que la police des eaux reste la DH, nous l’avons alors saisie plusieurs fois pour un éventuel recensement.Ce n’est que récemment, qu’une partie de ces puits sont en cours de régularisation.

Propos recueillis par S. A. B.

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