Le gaz de ville en 2007

Aïn El Hammam et Aït Yahia, deux communes limitrophes relevant de la daïra d’Aïn El Hammam, seront raccordées au gaz naturel dès l’année prochaine. C’est en tous cas ce qui a filtré des discussions que nous avons eues avec les responsables concernés. Annoncé déjà depuis plusieurs années, sans pour autant voir le début des travaux, les citoyens ont fini par croire qu’il s’agit d’un canular. D’ailleurs, il n’est pas rare d’entendre les gens railler l’administration et ses lenteurs « on nous fera des promesses jusqu’au jour où il n’y aura plus de gaz au Sahara ». Cette fois-ci sera-t-elle la bonne ? Il y a tout lieu de le croire puisque le tracé a été établi et le terrain sur lequel sera érigée la station de détente est d’ores et déjà choisi. Celui-ci se trouve à la limite des deux communes sus-citées. Ce qui réduira la distance à couvrir et se répercutera ainsi sur les coûts des raccordements. L’arrivée du gaz naturel dans notre région, bien que tardive, changera la vie de ses habitants et aura un impact positif sur bien des secteurs. Sachant que le chauffage induit une grande consommation de bois de chauffage, le nouveau combustible freinera la coupe des arbres et la déforestation. La consommation en énergie électrique sera réduite au strict minimum, comme cela s’est passé dans des régions qui ont eu la chance de bénéficier du gaz naturel. Même si les travaux d’amenée de ce combustible tant attendu débuteront bientôt, la chère vieille bonbonne de butane ne sera pas remisée au placard par tout le monde. Il faudra patienter encore quelques années pour que tous les villages soient touchés. L’espoir est quant même permis, à partir du moment où ce qui relevait de l’utopie, il y a quelques années, est en passe de devenir une réalité. Espérons que les entreprises réalisatrices ne tarderont pas à exécuter les travaux car tant que les conduites ne seront pas passées, la réfection des routes en bitume sera, logiquement, suspendue.

Nacer B.