Par DDK | 1 Mai 2005 | 463 lecture(s)

Une annexe pour le lycée s’impose

Les lycéens des différents villages de la commune d’Ath Chaffa scolarisés à Azeffoun vivent des difficultés hors pair. Ils sont en effet,induits à opter pour le régime d’internat, à défaut d’une annexe lycée dans leur localité. Mais, les conditions en lesquelles ces pensionnaires continuent à résider sont toujours intenables, ce qui influe négativement sur leur cursus scolaire. Leur dortoir n’est même pas doté de salle de bain. En plus, ils se situe à un kilomètre de leur lieu d’études. Ils font donc deux fois par jour ce long trajet et à pied. La situation s’aggrave surtout pendant l’hiver lorsque de fortes précipitations surviennent.Par ailleurs, les internes que nous avons accostés nous ont tous signifiés qu’ils auraient préféré retourner chez eux à chaque fin de journée. “Si ce n’est les frais de transport exorbitants que ma famille, pauvre comme elle est, ne peut m’assurer, je retournerai à notre maison juste après les cours. Je devrai, en somme, débourser 80 dinars tous les jours pour y parvenir, et ce, rien que pour le transport”, nous dira un lycéen d’Ath Chaffa, préparant son baccalauréat dans un établissement à Azeffoun. Et à un autre d’ajouter : “Pourquoi nos responsables locaux n’ont-ils jamais pensé à nous aménager un bus pour nous prendre le matin et nous ramener le soir ? Après tout, la distance n’est pas aussi longue pour qu’on nous place sous un régime d’internat”.De leur côté, les parents d’élèves, eux, disent que l’ouverture d’une annexe, en attendant l’inscription d’un lycée, est nécessaire. La commune d’Ath Chaffa possède un nombre insuffisant de lycéens pour procéder à ce projet. Elle a également une assiette foncière appréciable pour l’accueillir. Cet établissement ne sera enfin que le bienvenu.

M. A.

0

Copyright © 2002-2012 - La Dépêche de Kabylie. Tous droits réservés.