Quant au nouveau-né dans la téléphonie fixe (WLL), il n’a rien apporté comme solution ! Au départ, ce sont le fax et l’Internet qui font défaut bien que le fournisseur à la livraison des appareils avait garanti aux abonnés la mise en service dans quelques jours de tels services. Le comble depuis, non seulement il n’y a point d’Internet et de fax, mais même le téléphone est en dérangement bien avant les dernières chutes de neige. « Nous avons subi l’arnaque du siècle ! Tout ce qui nous a été promis sur les performances de ce type de téléphone fixe par ondes ne sont que des illusions », fulmine un abonné. En 1995, les habitants des villages du vieux Seddouk étaient tout enchantés d’apprendre que le téléphone sonnera enfin dans leurs foyers après moult démarches effectuées auprès des instances concernées. Le projet réalisé et les villages sont sortis d’un isolement auquel ils étaient assujettis auparavant où une centaine de foyers était branchée et trois KMS créés rendant un service énorme à ceux qui n’ont pas ce privilège d’avoir le téléphone à la maison. A cette époque, même la daïra de Béni Maouche n’était pas dotée de téléphone fixe et ses habitants descendaient vers les KMS de Tibouamouchine pour téléphoner. Jusque-là tout va pour le mieux, et les villageois ont eu un autre privilège d’avoir un cybercafé qui n’existait pas dans toutes les localités de la commune, même à Seddouk, chef-lieu communal et de daïra. La descente aux enfers commença pour ces habitants en juin 2001, lorsque des voleurs sans vergogne ont subitilisé le câble principal qui reliait le central aux villages. Pour cette première fois, les services des PTT ont dépêché une équipe pour restaurer la ligne. Les travaux de celle-ci n’étaient pas encore achevés et le téléphone n’était pas aussi rétabli, qu’un beau matin, les villageois apprenaient que le nouveau câble installé a été subtilisé pour la deuxième fois. Depuis, c’est la galère pour ces abonnés qui n’ont pas cessé de taper à toutes les portes pour que celui-ci soit rétabli. Les démarches effectuées auprès des services de télécommunications et les nombreux articles de journaux traitant de ce probème sont restés sans suite. Pendant ce temps, le fait le plus navrant et qui mérite d’être signalé réside dans ces factures et mises en demeure adressées constamment aux abonnés leur intimant l’ordre de régler leurs dûs sous peine d’être traduits en justice ou de leur couper les lignes comme si le téléphone sonnait encore chez eux. En tout état de cause, le téléphone n’a jamais été rétabli dans cette région jusqu’à l’arrivée d’un autre système de téléphonie fixe sans fil (WLL). Beaucoup ont trouvé en lui une aubaine de renouer enfin avec le téléphone fixe chez eux malgré le coût excessif de l’appareil. Les services proposés en substance par l’ACTEL de Béjaïa tels que l’Internet et le fax ont aguiché beaucup d’adeptes qui se sont empressés de l’acquérir. Mais le comble, après quelques mois de services, ce système qu’on dit très performant tombe en dérangement. Cette situation qui dure déjà plus d’un mois exaspère la colère de ces nouveaux abonnés qui se sentent encore une fois victimes d’une lenteur et de la négligence des services appropriés et ne savent pas à quel saint se vouer pour que ces derniers interviennent pour rétablir la tonalité car les expériences vécues leur ont appris la ténacité de ces services quant ils décident de faire la sourde oreille et bouche cousue. D’ailleurs, notre journaliste à Béjaïa est revenu bredouille quand il est allé voir le responsable de cet organisme à Béjaïa pour s’informer des pannes récurrentes qui sévissent dans cette région. L’Internet aussi dans la ville de Seddouk n’est pas en reste : le mois de novembre passé, ce sont les gérants de cybercafés qui ont mis les clés sous le paillasson. La connexion qui laissait à désirer au départ a été interrompue depuis le 10 du même mois et, depuis, les internautes de la région broient du noir en allant surfer ailleurs en dépit des pertes de temps, d’argent et du manque de transport, la nuit.
L. Beddar
