Les ouvriers radiés décident de saisir la justice

Les travailleurs radiés de l’agence de l’OPGI, après avoir frappé à toutes les portes pour faire valoir leurs droits au travail, ont tenu le 28 du mois dernier, une assemblée générale à la salle de la mairie. Il était prévu à l’ordre du jour de débattre de la possibilité de saisir la justice mais tellement que les protestataires étaient unanimes de passer à cette « inévitable » action qu’ils ont préféré parler immédiatement des modalités pour passer à l’acte. Maintenant que les immeubles dont ils avaient la charge de surveiller seront, selon eux, occupés dans trois mois, ils ne revendiquent plus leur réintégration. Ils escomptent par cette action de justice concrétiser leur droit consistant en la régularisation des heures supplémentaires, de l’indemnité de travail sur poste (ITP) qui est de 25%. De plus, ces employés licenciés disent qu’ils étaient payés à la catégorie 6/3 leur salaire s’était vu diminuer jusqu’à la 1/1. Aussi, revendiquent-ils de leurs ex-employeurs de leur payer la différence. Par ailleurs, ces désormais chômeurs dont l’âge varie entre 30 et 48 ans, pères de familles et démunis de surcroît, ont exprimé leur frustration quant à la sourde oreille réservée par le chef du Gouvernement qu’ils ont saisi vers la fin de l’année passée par une lettre dans laquelle ils lui demandent d’intervenir afin de les réhabiliter dans leurs droits « Au moment où notre région était en ébullition en 2001, nous avons pris le risque de faire notre boulot et avons sauvé ces immeubles du pillage du squat et d’incendies. Voilà comment on nous remercie aujourd’hui ! », dira un de ces protestataires, avant d’ajouter : « Qu’ils nous trouvent du boulot ailleurs pour pouvoir nourrir nos enfants ! ». Et un autre de vociférer : « Si jusque-là nous menons des actions pacifiques, rien ne dit que nous ne passerons pas à la radicalisation dans les jours à venir. Que les responsables prennent leurs responsabilités ! ». Rappelons que suite à la résiliation, en décembre 2004, des contrats de ces ex surveillants de cités de l’OPGI qui sont arrivés à terme plusieurs actions ont été menées par ceux-ci mais elles ont toutes débouché sur un échec.

K. Kherbouche