Deux forages en cours de réalisation

S’il y a un versant qui continue à souffrir du manque perpétuel d’alimentation en eau potable, il ne peut être que le flanc ouest et sud de la région allant de Tizi Gheniff jusqu’à Trifat en passant par une grande partie de la commune de Draâ El Mizan. « Nous avons soif ! De l’eau ! De l’eau ! M. le wali, cet appel de détresse lancé par les populations de cette vaste contrée habitée par pas moins de vingt-cinq mille habitants trouverait peut-être une solution. En effet, quelques décisions ont été prises pour en finir définitivement avec cet épineux problème. Deux forages ont été lancés au lieu dit les Smail. Selon une source bien informée à ces sujets, le débit du premier forage déjà réalisé qui actuellement est de 13 litres à la seconde pourra atteindre 20 litres dans quelques temps. Interrogé sur l’avenir de cette solution, nôtre interlocuteur nous a appris que d’autres forages étaient en cours de réalisation dans d’autres lieux « En plus de ces deux forages prévus dans le lieu précité, nous allons réaliser une autre à Mkira, deux autres à Tizi Gheniff. Tous ces puits seront rentabilisés pour alimenter le réservoir d’Ammedeah. C’est la meilleure solution possible.  » pense plus loin notre interlocuteur. Du coté des habitants de la région qui sera alimentée par ce projet,on peur dire qu’ils ressentent déjà un brin d’espoir. « Nous espérons que tous nos sacrifices ne seront pas vains. Peut-être que cette fois, ce sera la fin du problème car faudra-t-il vous rappeler, que le programme dit de la chaîne de Sidi Ali Bounab a échoué si on vous dit qu’il n’a jamais alimenté ce versant pendant plus de quinze ans. En tout cas, c’est ce qu’on appelle de l’argent jeté par la fenêtre », tel est l’avis d’un président d’un comité de village de la région en question. Même s’il y a une certaine satisfaction par rapport à la prise en charge de ce problème, les plus avertis savent que la solution définitive n’est pas pour demain. L’autre problème auquel pensent ces derniers est celui inhérent au raccordement de tous ces forages au réservoir principal qui se trouve à plusieurs kilomètres. « C’est une bonne idée d’alimenter la région par le moyen de forages mais il faudrait que les pouvoirs publics dégagent une autre enveloppe financière conséquente pour la tuyauterie. Cela demande au moins douze milliards de centimes. Nous profitons de cette occasion pour solliciter le ministre des Ressources Hydriques à nous aider pour avoir ce liquide qui nous a tant manqués. En définitive, l’amélioration du cadre de vie des citoyens passe avant tout par le bénéfice de toutes ces commodités dont dépendent beaucoup d’autres. Dans ce versant, la priorité de toutes les priorités reste l’alimentation en eau potable.

Amar Ouramdane