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Un agent de la protection civile agressé dans un lycée

Un agent de la protection civile de l’unité de Ouacifs a fait l’objet d’une agression caractérisée lors de l’exercice de sa mission au niveau du Lycée Ousmaïl Kaci de Ouacifs. Les faits remontent à avant-hier, en fin de journée, lorsque des élèves de cet établissements s’adonnaient à une « bataille » ludique, mais dangereuse, à coups de boules de neige. Une fille, apparemment cardiaque, a été touchée en pleine poitrine et s’est immédiatement évanouie. Comme à chaque fois qu’ils sont sollicités, les éléments de la protection civile de Ouacifs sont immédiatement intervenus pour évacuer la victime. Cependant, et une fois sur les lieux au niveau de l’établissement scolaire, l’ambulance sera prise dans un déluge de «projectiles» de neige, et de pierres aussi, balancés par ces mêmes élèves. Malgré ce climat d’insécurité, un agent de ce corps s’empressa quand même au secours de la jeune fille évanouie, et c’est alors que, dans la cacophonie qui s’en est suivie, il reçut un coup de poing « anonyme » qui lui a ouvert l’arcade sourcilière et lui valant trois points de sutures. L’intervention de la BMPJ de Ouacifs n’aura servi à rien, puisque l’agresseur n’a pu être identifié. Hier matin, de sources sûres, nous avons appris que les élèves du Lycée Ousmaïl Kaci se sont rendus au casernement de la protection civile de Ouacifs pour demander des excuses et le procureur général près le tribunal de Ouacifs, devant lequel a été portée l’affaire, a demandé aux représentants de ce corps humanitaire « l’identification de l’auteur de cette agression » en vue d’éventuelles poursuites. Cet acte, commis dans un établissement scolaire et sur un corps qui a toujours été au service de la population à chaque fois qu’il a été sollicité, et en particulier durant les dernières intempéries où plus d’une centaine d’interventions ont été effectuées par l’unité de Ouacifs, reste un précédent que tout le monde réprouve et dénonce avec la plus grande vigueur et fermeté. Il doit aussi poser, avec sérieux et objectivité, le problème de l’école algérienne pour tirer la sonnette d’alarme, maintenant qu’on vient jusqu’à « tirer sur les ambulances ».

Nassim Zerouki


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