Par B. Mouhoub | 9 Février 2012 | 679 lecture(s)

Béjaïa Pour crier haut et fort leurs revendications

Rassemblement hier des corps communs de l’éducation

Les corps communs des cités universitaires de la wilaya ont initié une marche impressionnante du siège de la direction des œuvres universitaires située à la nouvelle pépinière jusqu’au siège de la wilaya.

Encadrés par leur syndicat (le SETE de l’UGTA) et soutenus par le camarades des autres secteurs similaires au leur, telles la formation professionnelle, la santé, la douane l’administration et surtout les œuvres universitaires, les corps communs et les ouvriers professionnels de l’éducation, en grève prolongée, ont, malgré la rudesse du climat qui sévit ces derniers jours, organisé un grand rassemblement devant le siège de la wilaya de Béjaïa à l’effet d’exiger haut et fort leur intégration dans leurs corps respectifs ainsi que l’amélioration de régime indemnitaire.
Il est inconcevable martèle le secrétaire national de l’UGTA, Khoulalène, que là, on accorde des primes allant jusqu'à 70% du salaire et qu’ailleurs, à l’endroit des corps communs et des ouvriers professionnels notamment, on se contente de jeter des miettes. S’agissant de l’intégration, l’intervenant assure les manifestants que toutes leurs revendications seront portées à qui de droit. Dans le même sillage, pour évaluer le chemin parcouru et faire le point de la situation, une conférence nationale des corps communs et des ouvriers professionnels sera programmée à Béjaïa pour le mardi 14 février.
De leur côté, les corps communs des cités universitaires de la wilaya ont initié une marche impressionnante du siège de la direction des œuvres universitaires située à la nouvelle pépinière jusqu’au siège de la wilaya pour, d’une part apporter leur soutien à leurs camarades de l’éducation et pour, d’autre part, faire connaître, eux aussi leurs propres revendications qui ne sont d’ailleurs pas très différentes de celles des protestataires de l’éducation. Puisque, eux aussi, exigent de leur tutelle leur intégration dans leurs corps respectifs et l’amélioration de leurs salaires. Selon le coordinateur des sections syndicales des cités universitaires de la wilaya de Béjaïa, 80% des travailleurs des cités universitaires, soit quelque 1 250, sont des contractuels et beaucoup parmi eux prennent en charge quotidiennement les 4 250 étudiants que compte l’université de Béjaïa touchent de vrais salaire de misère.

B. Mouhoub

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