Par DDK | 4 Juillet 2005 | 377 lecture(s)
Le crime crapuleux de Dély Brahim reporté
Reporté il y a une quinzaine de jours, suite à un malaise présenté par l’un des accusés, l’audience des auteurs du crime innommable de Dély Brahim s’est tenue enfin hier devant le tribunal criminel. Au cours du procès, le représentant du ministère public a requis la peine capitale.Après délibération, deux condamnations à mort ont été prononcées contre O. H. et H. A., les deux principaux accusés et 3 ans de prison ferme pour D. H., la fille de la victime accusée de complicité.Une affaire intrigante et tragique qui renvoie directement au Moyen-Age, une entreprise criminelle, diabolique perpétrée par toute une famille. La mère, la fille aînée et celui qui a été à la fois le prétendant de la deuxième et l’amant de la première décapitant et mettant en pièces le reste du cadavre au moyen d’un arrache-clou, un couteau de boucher et une scie. Les quelques morceaux seront par la suite mis dans des sachets et dissimulés à travers différentes localités de la capitale.La genèse de cette tragédie remonte à la fin du mois de décembre 2003, à cette époque, les services de sécurité découvrent à Tamenfoust (Alger-plage) la tête d’un homme. Deux ans plus tard, une femme répondant aux initiales O. H., qui s’avérera à l’issue de l’enquête, la principale instigatrice du crime, dépose un avis de recherche auprès de la police de Dély Brahim prétextant l’absence imprévue de son époux depuis le 23 octobre 2003.Par la suite, c’est l’associé et la fille aînée de la victime, âgée de 21 ans, qui confirment la ressemblance parfaite entre la photo et la victime.Toutefois, le crime aurait été parfait sans les aveux de la fille aînée, qui, lors de son deuxième audition par la police, avoua que son père ne s’est pas éclipsé mais il fut plutôt assassiné par H. A. avant d’impliquer sa mère en déclarant que l’idée d’en finir avec son père est venue de sa mère pour des problèmes d’ordre familial en confiant tout de même une autre confidence de taille à l’origine de la discorde. Sa demande en mariage faite par H. A. a été refusée par son père allant même jusqu’à quitter son domicile sis à Hydra pour emménager loin de cet indésirable à Aïn Allah (Dély Brahim).Cela dit, sur cette histoire en somme toute anodine, est venue se greffer une haine mortelle, sur fond de passion aveugle, précurseur d’un plan abominable digne du Moyen-Age, échafaudé par les trois accusés.Le hic, avant la fin de l’audition, la fille avoua sa complicité, car c’est à elle qu’échoit le rôle de laver les vêtements entachés de sang du père, comme elle avoua avoir vu la scie ensanglantée se faire nettoyer par H. A.Durant son audition, l’instigatrice, faute de pouvoir justifier son acte, expliquera en revanche que son mari les a abandonnées, par conséquent, elle s’est rapprochée de l’exécuteur une semaine avant le jour J, en sus de ses deux filles pour apporter les dernières retouches et régler tout les détails du crime. Ce que ce dernier accepta mais non sans renchérir sur ses services en exigeant que la main de la fille aînée lui soit accordée à la fin de son forfait.Ainsi en scellant le sort de la victime, c’est sous les yeux de sa soi-disant future femme qu’il sort de son gîte jouxtant la chambre de la victime vers 2h du matin, pour faire irruption tout juste dans le sommeil de la victime qui venait d’entrer tout assoupie.Pour rappel, le bourreau a avoué tous les faits qui lui ont été reprochés. De ces faits, la chambre d’accusation près la cour de Boumerdès accuse les inculpés arrêtés et poursuivis par le tribunal des chefs d’inculpation d’homicide volontaire avec préméditation, recel, destruction de preuves et dissimulation de cadavre.
Saïd B.






