En marge du premier colloque sur Aïssa Hamitouche, une figure emblématique de la révolution, ministre des Moudjahidine, et secrétaire général de l’ONM Saïd Abadou, a tenu à accorder un point de presse, à la salle El Ibrahimi, aux journalistes présents, où il a étayé pendant plus d’une heure le « court-circuit » des solutions algéro-françaises à la suite de l’adoption de la loi (février 2005 par les deux Chambres, glorifiant l’occupation française en Algérie. A la fois flegme et chauvin, Saïd Abadou a essayé de traiter le sujet avec délicatesse car, à ses yeux, « il est dans de l’intérêt de nos générations (algérienne et française) futures de ne pas céder aux futilités passagères » et ajoutera qu’ »au moment où l’on s’attèle à améliorer nos relations bilatérales et multilatérales, la France met brusquement son bâton dans les roues, en adoptant la loi de février 2005″. Piqué à chaud si cette ouverture de l’Algérie sur le monde, et donc la disparition du « monopole » français, ne serait pas à l’origine de cette « zone de turbulances », notre interlocuteur affirmera que l’Algérie s’ouvre sur toute la planète, renforce ses relations là où il y a son intérêt et notamment avec la France qui n’est qu’à une heure de chez nous, tout en l’invitant à suivre, « en tournant la page de l’histoire sans la déchirer », le modèle qu’elle a établi avec l’Allemagne nazie. « D’ailleurs, ajoutera-t-il, c’est l’Algérie qui devait demander réparation, seulement voilà, nous sommes face à la « fable » du Loup et de l’agneau ». « En se comportant de la sorte, la France aura engrangé un mauvais point et ce, contrairement aux valeurs de sa Révolution, basées sur la liberté, l’égalité et la fraternité », a-t-il martelé. Enfin, à propos de l’amnistie générale, Saïd Abadou n’a pas caché son enthousiasme quant au plébiscite du projet.
M. Allouache
