Par DDK | 11 Juillet 2005 | 394 lecture(s)
Saïd Abadou coupe court à l’apologie
En marge du premier colloque sur Aïssa Hamitouche, une figure emblématique de la révolution, ministre des Moudjahidine, et secrétaire général de l’ONM Saïd Abadou, a tenu à accorder un point de presse, à la salle El Ibrahimi, aux journalistes présents, où il a étayé pendant plus d’une heure le “court-circuit” des solutions algéro-françaises à la suite de l’adoption de la loi (février 2005 par les deux Chambres, glorifiant l’occupation française en Algérie.A la fois flegme et chauvin, Saïd Abadou a essayé de traiter le sujet avec délicatesse car, à ses yeux, “il est dans de l’intérêt de nos générations (algérienne et française) futures de ne pas céder aux futilités passagères” et ajoutera qu’“au moment où l’on s'attèle à améliorer nos relations bilatérales et multilatérales, la France met brusquement son bâton dans les roues, en adoptant la loi de février 2005”. Piqué à chaud si cette ouverture de l’Algérie sur le monde, et donc la disparition du “monopole” français, ne serait pas à l’origine de cette “zone de turbulances”, notre interlocuteur affirmera que l’Algérie s’ouvre sur toute la planète, renforce ses relations là où il y a son intérêt et notamment avec la France qui n’est qu’à une heure de chez nous, tout en l’invitant à suivre, “en tournant la page de l’histoire sans la déchirer”, le modèle qu’elle a établi avec l’Allemagne nazie. “D’ailleurs, ajoutera-t-il, c’est l’Algérie qui devait demander réparation, seulement voilà, nous sommes face à la “fable” du Loup et de l’agneau”.“En se comportant de la sorte, la France aura engrangé un mauvais point et ce, contrairement aux valeurs de sa Révolution, basées sur la liberté, l’égalité et la fraternité”, a-t-il martelé. Enfin, à propos de l’amnistie générale, Saïd Abadou n’a pas caché son enthousiasme quant au plébiscite du projet.
M. Allouache






