Par DDK | 19 Juillet 2005 | 234 lecture(s)
150 oliviers partent en fumée
Un gigantesque incendie s’est déclaré au fin fond de Djaâfra en un endroit rocheux et avec une riche flore, des vergers, des oliveraies et des buissons… et surtout où l’on déplore l’accès difficile aux quatre roues, ce qui a rendu, en fait, l’intervention “des citoyens” très pénible. Le feu aurait pu grignoter tout sur son passage, n’était-ce le courage de ces derniers qui, avec les moyens du bord, ont pu affronter les flammes attisées par le sirocco. Ce n’est qu’au bout de l’après-midi que l’incendie a été circonscrit. Rebelote, à la tombée de la nuit, vers les coups de 21 h, le feu a repris de plus belle, vraisemblablement à l’origine d’un foyer mal éteint, les citoyens sur le qui-vive l’ont aussitôt jugulé. Au total, ce qui a été planté, arrosé et entretenu pendant des siècles, dix petites minutes auront suffi pour qu’une simple étincelle d’un geste maladroit ait dévoré quelque 150 oliviers, autant d’arbres fruitiers, des caroubiers, en quelques minutes, l’endroit, se métamorphose. En paysage lunaire. D’où la nécessité et l’urgence d’installer une unité, pour ne pas dire caserne, de sapeurs-pompiers, d’intervention pour préserver “le poumon de la région” si on veut vraiment respirer de l’air pur, ne serait-ce qu’au moment où le mercure grimpe au-dessus des 40°C.
M. Allouache






