Le programme de l’exercice 2020 des plans communaux de développement (PCD) est doté d’une enveloppe financière de 100 milliards de centimes. C’est ce qu’on a appris auprès des services de la wilaya. Selon notre source, cette enveloppe sera repartie sur 50 communes. Mais celles de Béjaïa et Akbou ne sont pas concernées par cette subvention, eu égard à leurs recettes fiscales importantes. Austérité oblige, le niveau de ces crédits accuse un net recul par rapport à l’exercice précédent.
Cette coupe drastique dans le budget d’équipement alloué aux APC est la conséquence directe de l’aggravation du déficit des comptes publics, induit par la contraction de la fiscalité pétrolière, assure-t-on. Pour les observateurs avertis, la révision à la baisse des ressources affectées aux collectivités locales s’inscrit en droit ligne de la loi des finances 2020, qui consacre une baisse de 10% du budget d’équipement. Si le montant annoncé devait se confirmer, les communes seront créditées d’une enveloppe moyenne de 2 milliards de centimes chacune, alors que durant l’exercice écoulées, ces fonds de dotation étaient compris entre 3 et 4,5 milliards de centimes, soit une réduction de 20 à 40%.
«Même avec les 4 milliards octroyés en 2019, nous n’avons pas pu satisfaire les besoins les plus basiques de la population. De ce fait, nous avons réalisé que de menues opérations dans les domaines de l’hydraulique et des travaux publics», dira un élu local. « Notre commune traine un déficit chronique. Seule l’apport de la subvention d’équilibre nous permet de boucler nos exercices budgétaires. Le moindre projet de développement est tributaire des PCD, du Fonds commun des collectivités locales (FCCL) ou des programmes sectoriels. Si ces ressources venaient à disparaitre, c’est l’étranglement assuré », dispose le maire d’une commune de la haute vallée de la Soummam.
Un autre P/APC dit récuser les critères sur la base desquels est ventilée cette manne financière sur les communes. «Il y a une injustice flagrante dans la répartition de ces crédits publics. Comment peut-on traiter sur un même pied d’égalité une commune de 30 000 habitants avec un vaste territoire et une autre nettement moins peuplée et gérant un territoire très restreint ?», s’est-il interrogé.
Nacer M.

