Au moins trois actions de protestation ont été enregistrées jeudi à Béjaïa dont deux au chef-lieu de wilaya et une autre dans la daïra d’Adekar. Des centaines d’habitants de Targua Ouzzemour ont bloqué jeudi, pendant plusieurs heures la route longeant l’OPOW, l’un des principaux axes routiers de la ville, à la circulation pour revendiquer un meilleur cadre de vie, tout en dénonçant l’inaction des pouvoirs publics. Selon eux, leurs doléances maintes fois exprimées, sont restées jusqu’à maintenant lettre morte auprès des responsables locaux.
Les citoyens mécontents de ce quartier périphérique de Béjaïa revendiquent la réfection des routes menant vers leur quartier, des opérations d’aménagement du territoire, l’affectation de bus pour assurer le ramassage scolaire, la mise en place d’abribus et tant d’autres revendications visant à améliorer leur cadre de vie. Quelques dépassements ont par ailleurs, émaillé l’action de protestation des habitants de Targua Ouzzemour, avons-nous constaté sur place. Et le pire a été évité de justesse à maintes reprises. Des automobilistes voulant forcer le “barrage’’ dressé par les contestataires ont failli être lynchés n’eut été l’intervention de quelques riverains. Au niveau du lieudit les Quatre-Chemins, des transporteurs en colère ont bloqué la route menant vers la gare routière et bien d’autres destinations pendant une heure. Ils réclament la révision du nouveau plan de circulation élaboré par la direction des transports. “Il s’agit d’un nouveau plan de circulation-test d’une durée de 15 jours. Parallèlement, nous réfléchissons sur un nouveau plan de circulation à même de désengorger tous les axes routiers de la ville de Béjaïa après la fermeture de l’axe Aâmriw», a expliqué à la Radio locale le chef de daïra de Béjaïa. Dans la daïra d’Adekar, des centaines de citoyens ont procédé pour la troisième fois en l’espace de quelques jours seulement, à la fermeture de toutes les administrations locales pour réitérer leurs revendications. Dans un communiqué publié mardi, les citoyens d’Adekar s’indignent : “A ce jour, les pouvoirs publics n’ont affiché que mépris à nos revendications légitimes.”
D. S.

