Les habitants des divers lotissements et des 12 villages de la commune d’Adekar ont procédé la journée du jeudi, à la fermeture des différents services de l’administration publique, à l’image de la daïra, la subdivision de l’hydraulique, des services des forêts, de la poste, la SUC, la recette des impôts pour ne citer que ceux là
Les protestataires en sont à leur quatrième action pour soulever maintes problèmes, qui laissent cette municipalité dans un sous-développement sur tous les plans, imputé de surcroît aux autorités locales, qui persistent à faire la sourde oreille aux revendications légitimes des citoyens de cette localité.
“A ce jour, ni le chef de daïra, et encore moins le P/APC n’ont pris en considération nos revendications. En revanche, nous exigeons la présence du wali, étant la première personne habilité à répondre à nos exigences», tempête un protestataire, rencontré sur les lieux de la protestation, avant d’ajouter que pas mal de fonctionnaires de la mairie ayant pris part à cette action, ont reçu des mises en demeure de la part du maire qui n’a pas manqué de proférer des injures contre les nombreux commerçants solidaires de cette action.
Dans un appel- déclaration, les initiateurs de ce mouvement ont soulevé pas moins de quatorze points entre autres, l’équité dans la répartition des moyens entre villages et prise en charge des besoins des habitants, transparence et justice dans l’attribution des logements sociaux, le gaz de ville, une réelle santé publique de proximité par la dotation de l’actuelle EPSP, de moyens et spécialités nécessaires, l’hygiène publique, l’aménagement du centre urbain, un nouveau lycée pour la daïra, la réalisation d’un bloc administratif et mettre le centre culturelle au service de la culture et confier sa gestion à un professionnel, mettre fin aux bombardements intempestifs à proximité des habitations.
Une question qui tient à cœur les habitants de cette région, est celle en rapport avec la discrimination dans le traitement des villages, pratiquée par les autorités locales, lit-on dans ladite déclaration.
Une politique, dénonce-t-on encore, de surcroît tendue par un clientélisme sans vergogne qui parasite la cohésion sociale et détériore les rapports communautaires.
Ce qui fait que quelques villages absorbent l’essentiel des projets tandis que les autres sont bernés par des demi-mesures et des actions en trompe-l’oeil. En somme, les protestataires sont déterminés cette fois-ci, à aller jusqu’au bout, la contestation semble bien partie…nous y reviendrons.
Mohamed Haddad

