La commune de Boghni en dépit de son statut de chef-lieu de daïra ne dispose pas d’assez d’infrastructures publiques adéquates pour assurer une meilleure qualité des services à ses administrés.
Ainsi, depuis des années, des administrations sont soumises à des conditions de travail déplorables notamment l’administration fiscale dont les locaux n’ont pas fait l’objet d’aucune opération de rénovation ou d’extension, du fait que la majorité des sièges sont classés biens communaux loués aux organismes publics, tels que les domaines, la conservation foncière, la recette intercommunale et l’inspection des impôts, en plus des subdivisions abritées par le siège de la daïra composé de quatre étages. Ces dernières années, d’autres services se sont installés au centre ville comme les deux caisses de retraites des salariés et des non salariés, dont les bureaux ont été mis en place, toujours dans des immeubles dépendant de la municipalité. La seule innovation est venue de la CNAS et de la Sonelgaz, Ainsi que le service commercial de l’ADE, après l’acquisition de nouveaux sièges offrant à leur clients et prestataires des conditions d’accueil plus favorables au niveau de l’immeuble des logements promotionnels de Tirmitine, plus particulièrement pour les assurés sociaux confrontés depuis des années à des attentes insupportables en dehors de l’ancien siège situé à la cité des 18 logements, et ce, pour avoir seulement le droit d’accéder aux guichets , plus tard récupéré par la Sonelgaz pour aménager un siège très moderne dans sa conception . Sinon, pour les autres organismes, l’on continue à se plaindre du manque d’espace et de la non-conformité des locaux aux normes d’exercice pour les fonctionnaires, obligés à se regrouper dans une même salle et des fois dans un bureau fait pour abriter une personne. Cette situation est signalé à la trésorerie communale, au service des impôts, en plus des locaux des domaines et de la conservation foncière, où il est difficile de travailler en l’absence d’éléments pouvant aider les agents à bénéficier de plus d’espace et de moyens. Même les deux succursales des banques publiques ont loué au rez-de-chaussée de la cité des 18 logements, un endroit certes idéal pour l’accueil des clients, mais pas pour mettre à l’aise les fonctionnaires, certainement à cause de la proximité de celles-ci de la rue et de l’arrêt des transporteurs desservant la ville de Tizi-Ouzou. De ce fait, il y a urgence à Boghni d’accompagner l’évolution des services publics en concrétisant le projet de l’hôtel des impôts remis aux calendes grecques et permettre ainsi à d’autres organismes d’aménager ou de construire d’autre sièges.
M. Haddadi

