En l’absence d’espaces aménagés servant de lieu de négoce, des marchés anarchiques s’installent dans nos villes. A El Esnam, c’est au chef-lieu de la commune qu’un marché se tient quotidiennement. L’espace qu’occupe ce marché est tellement exigu que la situation d’anarchie qui y règne ne peut qu’attirer notre attention. Sur les lieux, des fruits et légumes, mais aussi divers articles, sont étalés à même le sol. Faire ses courses dans ce marché « n’est certainement pas une bonne affaire », commente un riverain. Derrière les étals des produits exposés, un énorme dépotoir jonche tout le long du marché du côté de la RN 05. Des déchets de produits alimentaires et divers résidus sont entassés, formant ainsi une énorme décharge. Sur les lieux, on peut constater l’existence d’une seule poubelle publique, ne pouvant en aucun cas contenir les grosses quantités générées par les vendeurs. Pis encore, « il semble même que les services d’hygiène de l’APC n’enlèvent pas régulièrement cette poubelle, ni ne nettoient les abords du marché. Sinon, comment expliquer que cette décharge ne fait que grossir. Personnellement, je vois rarement ces services se dépêcher sur les lieux », témoigne un autre habitant des alentours de ce marché. Par ailleurs, l’accès à la poste se trouvant à quelques mètres de ce marché est chaque jour plus difficile. Des véhicules stationnent sur une bonne partie de l’espace occupé par le marché juste devant l’entrée de la poste. « Quand on doit souvent se dresser dans une file à l’entrée de la poste, cela devient un calvaire. D’un côté le passage est saturé d’un autre côté les odeurs nauséabondes nous étouffent », nous raconte un citoyen rencontré sur les lieux. En effet, nous avons constaté des vieux couvrir leurs nez en se rendant à ce bureau de poste via ce marché « c’est insupportable ! », se contente de dire un vieux qui se précipité pour quitter les lieux. « L’entrée ou la sortie des véhicules ne cessent également de causer d’énormes encombrements. Vous voyez, c’est un petit espace où il y a, à la fois, un marché une station, des boutiques, une poste…etc. », dira Saïd, enseignant de son état. Il faut dire que cette situation n’a pas laissé les riverains de ce marché indifférents. Ils étaient nombreux à exprimer leur indignation.
L. M
